Place à l’entreprise inclusive !

Faciliter l’accès à l’emploi pour les personnes handicapées.

C’est l’une des principales dispositions prévues par la Loi « Avenir Professionnel » : à partir de 2020, seul l’emploi direct des travailleurs handicapés entrera en compte pour le calcul du taux d’emploi.

Les entreprises de plus de 20 salariés devront toujours compter au moins 6% de salariés reconnus handicapées dans leur effectif.

Pour attirer de nouveaux talents ayant une RQTH, les employeurs vont concentrer leurs efforts sur le recrutement. 87 entreprises de tous secteurs d’activités sont ainsi inscrites pour participer à la prochaine édition de Hello handicap, le plus grand salon de recrutement 100% en ligne dédié à l’emploi des travailleurs handicapés. Créé en 2011 par Handicap.fr, le salon Hello handicap a été pensé pour faciliter la rencontre et permettre de se concentrer sur l’essentiel : les compétences et la motivation. En partenariat avec l’Agefiph, l’Apec et Pôle Emploi, du 16 au 19 avril prochains, des milliers de recruteurs passeront des entretiens, sans se déplacer, par téléphone ou par chat avec des candidats en situation de handicap présélectionnés de France entière.

Coté RECRUTEUR

Les candidatures sont classées par ordre de correspondance avec les critères de l’offre. Il peut aussi élargir son champ de recherche en consultant les candidatures proches de ses attentes. Il prend des décisions de recrutement optimales et enclenche les premiers entretiens par téléphone ou chat pendant le salon, avant de décider d’une rencontre physique.

Coté CANDIDAT

Le ou la candidat(e) RQTH* peut d’ores et déjà déposer son CV jusqu’au 15 avril, jour de l’ouverture du salon. Hello-Handicap présente ensuite instantanément 100 % de correspondance entre ses compétences et les offres qui sont en ligne. Ces recommandations automatisées lui permettent de cibler en un instant les offres les plus pertinentes. Il ou elle postule aux offres de son choix et est sélectionné(e) par les recruteurs pour des entretiens qui se déroulent sur rendez-vous : par téléphone ou par tchat.

Se former et travailler avec un handicap

Avec un taux de chômage largement supérieur à celui du reste de la population, les travailleurs handicapés se sentent souvent isolés et démunis dans leur recherche.

Ce guide, réalisé avec le soutien financier de l’Agefiph, a pour ambition de vous aider dans vos parcours.

Dans le domaine de l’accès ou du maintien dans l’emploi, la FNATH :

  • aide les travailleurs handicapés à effectuer leurs démarches auprès de la MDPH,
  • les informe, conseille et oriente pour une recherche d’emploi ou de formation professionnelle en lien avec les partenaires de l’emploi (Pôle emploi, Cap emploi…),
  • cherche des solutions pour faciliter le maintien dans l’emploi,
  • forme et sensibilise les entreprises et les collectifs du travail à l’accueil d’une personne handicapée,
  • siège au conseil d ‘administration de l’Agefiph et au comité national du FIPHFP.

Même si l’image d’une personne handicapée reste encore trop souvent celle d’une personne en fauteuil, qui travaille moins rapidement que ses collègues et qui est plus souvent malade, les mentalités évoluent positivement et la majorité des entreprises se dit prête à embaucher ou à maintenir dans l’emploi les travailleurs handicapés.

Télécharger la brochure « Se former et travailler avec un handicap »

Simplification de la procédure de RQTH

Un décret du 5 octobre 2018 est venu simplifier la procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et améliore l’information des bénéficiaires de l’obligation d’emploi.

Avant la publication de ce décret, les personnes qui souhaitaient bénéficier de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé devaient constituer un dossier auprès des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH).

Dorénavant, certaines catégories de personnes n’auront plus à accomplir cette formalité.

  • les bénéficiaires les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles,
  • les bénéficiaires d’une pension d’invalidité,
  • certains emplois réservés,
  • les titulaires d’une allocation ou d’une rente d’invalidité dans le cadre de la protection sociale des sapeurs-pompiers.

Ces personnes se verront délivrer automatiquement une attestation par l’organisme auquel ils sont rattachés (ex : CPAM ; MSA etc.) et bénéficieront d’une meilleure information de leurs droits.

L’attestation sera adressée lors de l’envoi de la notification d’attribution de pension d’invalidité  ou de la rente AT/MP.

Les décisions des MDPH d’attribution de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » et celles concernant  l’Allocation Adulte Handicapée indiqueront à leurs titulaires qu’ils sont bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’insertion professionnelle sans qu’aucune démarche particulière ne soit à accomplir auprès des MDPH.

Par ailleurs, les effets de la RQTH seront prorogés pour toute demande de renouvellement déposée à la MDPH avant l’échéance dans l’attente de la nouvelle décision.

Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées

La nouvelle édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées qui se tient du 19 au 25 novembre 2018 a pour thème principal Les femmes en situation de handicap et l’emploi.

Les femmes en situation de handicap et l’emploi. C’est la thématique développée cette année par la nouvelle édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Elle se tient du 19 au 25 novembre 2018.

Cette manifestation propose également un point d’étape sur l’emploi accompagné, près d’un an après les premiers appels d’offre. L’alternance et l’apprentissage seront par ailleurs abordés. 150 actions dans toute la France, seront organisées ou coorganisées par L’adapt, ses salariés et ses bénévoles, auprès de recruteurs ou à destination du grand public.

Avec un taux de chômage largement supérieur à celui du reste de la population et une exclusion parfois rapide du monde de l’entreprise dès lors que des problèmes de santé ou un handicap interviennent, les travailleurs handicapés se sentent souvent isolés et démunis dans leur recherche. Ils sont confrontés à un véritable parcours du combattant ou alors un labyrinthe dont il semble difficile de sortir, sans connaître avec précision les contours, les acteurs et les aides sur lesquels ils peuvent s’appuyer. Telle est l’ambition de la FNATH et de ce guide, réalisé avec le soutien financier de l’Agefiph.

10 000 parcours de victimes du travail

La FNATH a présenté les enseignements de son Observatoire des parcours professionnels des victimes du travail et personnes handicapées, mis en place dans la cadre d’une convention avec l’Agefiph, le lundi 5 novembre au Palais du Luxembourg dans le cadre d’un colloque organisé en partenariat avec le sénateur des Deux-Sèvres, Philippe Mouiller, et en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées.

L’observatoire des parcours professionnels : 10 000 parcours

Depuis 3 ans, dans le cadre d’une convention nationale signée entre la FNATH et l’Agefiph, la FNATH a accompagné 10 000 travailleurs accidentés, malades et handicapés, principalement des victimes du travail, dans ses permanences juridiques, et elle a pu échanger avec près de 15000 personnes dans le cadre de 400 réunions d’informations en proximité. Tous ces parcours ont alimenté l’observatoire mis en place par la FNATH dans le cadre d’une convention avec l’Agefiph.

Les principaux enseignements disponibles

Le manque d’informations sur les droits

S’il fallait retenir un point commun de l’ensemble des parcours, c’est bien celui de l’absence d’informations globales et la méconnaissance du rôle des différents acteurs.

De manière générale, les personnes font part des difficultés dans les démarches entreprises et l’absence d’accompagnement efficient. Les démarches semblent difficiles et les réponses trop longues, ce qui entraîne un sentiment d’injustice et une démotivation, préjudiciables au retour à l’emploi.

Un moment de rupture : les arrêts de travail de longue durée

Faute d’une bonne information et d’un accompagnement pendant l’arrêt de travail, les personnes en arrêt de longue durée se retrouvent au bout de plusieurs mois sans avoir anticipé leur reprise de travail. La visite de pré-reprise, trop méconnue, se traduit souvent pour les personnes que nous avons accompagnées, par le couperet du licenciement pour inaptitude. Cela est d’autant plus préjudiciable que les clés d’un maintien en emploi réussi sont, d’une part, la précocité des démarches, et, d’autre part un accompagnement dans la durée.

Les difficiles parcours du maintien en emploi

Le maintien en emploi est rendu d’autant plus difficile pour les travailleurs handicapés qui cumulent d’autres difficultés : les barrières liées à la langue, l’absence de permis de conduire ou de véhicule aménagé, des statuts particuliers, l’âge…

La reprise à temps plein est souvent très compliquée pour les personnes en raison de leur état de santé ou de leur handicap. Si certaines personnes recherchent et sont demandeurs d’une reprise à temps partiel, la perte de revenus engendrée rend cette solution souvent difficile. La fin du temps partiel thérapeutique n’est pas toujours facile à gérer, le retour à un temps plein n’étant pas toujours possible.

La formation est un outil incontournable du maintien, mais reste difficile à mobiliser. Dans ce domaine, ce qui ressort en premier lieu c’est l’opacité du système et la difficulté pour les personnes concernées de s’y retrouver.

L’accompagnement médical en question

Le rôle du médecin du travail et du service de santé au travail est l’objet de beaucoup de questions. La principale difficulté réside dans l’absence de suivi des préconisations du médecin du travail, dès le départ ou dans la durée.

Par ailleurs, les médecins conseils des CPAM font l’objet de nombreux retours négatifs : il leur est souvent reproché de décider de l’avenir des personnes, sans pour autant les examiner de manière approfondie.

La FNATH formule 25 propositions

Au total, la FNATH formule 25 propositions, dont un certain nombre reprises du rapport de l’IGAS sur la prévention de la désinsertion professionnelle.

Les autres propositions visent notamment à mieux prévenir la pénibilité au travail, à renforcer l’accompagnement des victimes du travail, à créer un véritable statut pour les travailleurs à domicile, à renforcer l’accompagnement des travailleurs seniors ou bien encore à ouvrir un chantier sur le rôle et le contrôle des médecins conseil des CPAM.

Elle souhaite que toutes ces propositions puissent enrichir les concertations en cours sur la réforme de l’offre des services pour les travailleurs handicapés, mais aussi pour la santé au travail.

Des actions déjà menées : la mise en ligne d’une plateforme juridique d’accès aux droits

Afin de répondre aux besoins d’accès aux droits des victimes du travail, des personnes malades et handicapées, la FNATH a lancé une plateforme juridique d’accès aux droits, disponible sur son site internet : fnath.ynovit.fr

Les meilleurs juristes du réseau de la FNATH sont ainsi mobilisés pour répondre à toutes les demandes dans les meilleurs délais. Des courriers-types sont également disponibles pour faciliter les démarches des personnes.

Emploi des seniors : encore des progrès à faire

Le taux d’emploi des 60-64 ans  reste inférieur à 30% en 2017. Malgré une nette hausse du taux d’emploi des seniors depuis une vingtaine d’années, la France est largement en-dessous de la moyenne européenne (42%) et des pourcentages atteints dans d’autres pays (60% en Allemagne et 70% dans plusieurs pays scandinaves).

Ce constat est rappelé dans un rapport que vient de publier France stratégie, intitulé « Les seniors, l’emploi et la retraite ».

La proportion de retraités chez les 55-64 ans en France est parmi les plus élevées de l’Union européenne. Plusieurs études ont mis en avant le rôle joué par les règles du système de retraite dans les choix de départ à la retraite et, au-delà, leur impact sur le comportement des actifs âgés ou de leurs employeurs, notamment en matière d’embauches et de ruptures de contrats de travail, ou de recours à la formation.

L’appropriation de certains dispositifs d’incitation à la poursuite d’activité s’avère ainsi encore aujourd’hui imparfaite. De plus, la poursuite d’activité est également tributaire de la satisfaction  professionnelle. Enfin, même des règles coercitives telles que le relèvement de l’âge  d’ouverture des droits se heurtent à l’hétérogénéité des situations de fin de carrière.

Un maintien en emploi difficile

Au-delà des problèmes individuels de santé, certains pans de la population active cumulent les difficultés de maintien dans l’emploi, liées notamment à un moindre accès à la formation ou encore à la pénibilité du travail. Plus généralement, les difficultés du retour à l’emploi accroissent le non-emploi avant la retraite, d’où l’enjeu que représente l’accompagnement des chômeurs les plus éloignés du marché du travail.

Des préjugés persistants

En outre, les enquêtes auprès des employeurs et des salariés mettent en évidence la persistance de préjugés en défaveur des seniors. Le défi du changement des stéréotypes est d’autant plus crucial que les représentations négatives sont souvent internalisées par les seniors eux-mêmes, et peuvent se combiner à des discriminations sur l’apparence, la santé ou le handicap. Autant de facteurs qui rendent la discrimination par l’âge difficile à caractériser.

Réforme des retraites

Au moment où le gouvernement s’apprête à engager une transformation profonde de notre système de retraite, la question de l’emploi des seniors doit être considérée comme un enjeu à part entière. La réforme devra assurer à chacun une liberté effective dans le choix de sa fin de carrière professionnelle. Mais une liberté de choix sans qualité de vie au travail ne s’exercera pas dans un sens favorable à la poursuite de l’activité.