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Enquête « Handicap ou incapAcité des 20-59 ANS dans les Hauts-de-Seine » (07/02/2011)

Le Conseil général des Hauts-de-Seine au plus près des Alto-Séquanais
En janvier, l’INSEE, en partenariat avec le Conseil général des Hauts-de-Seine, publie deux enquêtes sur le thème « Handicap ou incapacité des 20-59 ans dans les Hauts-de-Seine » : « Une insertion professionnelle plus difficile que l’insertion sociale » et « une personne sur deux aidée pour les actes de la vie quotidienne ».
«
Une insertion professionnelle plus difficile que l’insertion sociale » :
Les personnes en situation de handicap ou d’incapacité rencontrent globalement moins de difficultés d’insertion sociale. 85 % d’entre elles sortent quotidiennement de chez elle, aux heures et dans les lieux qu’elles souhaitent. Elles utilisent régulièrement les transports en commun.
En revanche, l’insertion dans le monde du travail est plus difficile. 2 personnes sur 5 en situation de handicap ou d’incapacité sont inactives, contre 12% des autres Alto-Séquanais. Cette situation est comparable à celle de l’Île-de-France où 36 % des personnes en situation de handicap ou d’incapacité sont inactives, contre 13 % pour les autres Franciliens. Elles sont également davantage au chômage ou à temps partiel. Et, la moitié de celles qui travaillent éprouvent des difficultés à accomplir leurs tâches professionnelles. L’insertion professionnelle est particulièrement pour les personnes ayant des déficiences mentales ou psychiques, seulement 37% d’entre elles occupant un emploi.
2,8 % des Alto-Séquanais de moins de 20 ans sont en situation de handicap ou d’incapacité. Entre 3 et 5 ans, ceux en situation de handicap ou d’incapacité sont moins scolarisés que les autres (56 % contre 87,5 %). Entre 6 et 16 ans, âges où la scolarité est obligatoire, il n’y a pas de différence significative entre les enfants en situation de handicap ou d’incapacité et les autres. Après 16 ans, les enfants en situation de handicap ou d’incapacité sont à nouveau moins scolarisés (79 % contre 90 %), beaucoup déclarant avoir terminé leurs études. La majorité des enfants en situation de handicap ou d’incapacité scolarisés sont en classe ordinaire (80 %), les autres fréquentent un établissement spécialisé.

« Une personne sur deux aidée pour les actes de la vie quotidienne » :
10 % des personnes en situation de handicap ou d’incapacité dans les Hauts-de-Seine déclarent rencontrer des difficultés pour se déplacer dans leur logement. Pour compenser certaines difficultés, la moitié de ces Alto-Séquanais sont régulièrement aidés par un tiers, contre seulement 43 % des Franciliens en situation de handicap ou d’incapacité. Le plus souvent, les proches participent à cette aide, sous forme de soutien moral (78 % des cas), d’aide aux tâches ménagères (47 %) ou pour faire les courses (34 % des cas).
9 fois sur 10 la personne aidée vit avec son aidant, généralement un membre de la famille : parent, conjoint ou enfant. Cette part est nettement plus importante que dans l’ensemble de l’Ile-de-France (77 %). Mais les Alto-Séquanais sont moins aidés en terme d’heures : la moitié d’entre eux reçoivent plus de 8 heures d’aides par semaine contre plus de 15 heures par semaine pour les Franciliens.

Le Conseil général des Hauts-de-Seine s’est associé à ces deux enquêtes, à hauteur de 207 500 €, pour avoir des données représentatives au niveau départemental. Il s’agit pour le Conseil général d’être au plus près des Alto-Séquanais et de mieux connaitre les déficiences, les restrictions d’activités, les besoins et les attentes des personnes handicapées, mais également leur insertion sociale et professionnelle, leurs conditions de logement et de vie, leur santé… Le Conseil général des Hauts-de-Seine est le seul département francilien à s’être inscrit dans cette démarche. En France, seuls 5 départements ont eu la même initiative.
www.hauts-de-seine.net

Les Hauts-de-Seine et le Handicap


Le Conseil général des Hauts-de-Seine mène de nombreuses actions en direction des personnes handicapées, que ce soit au titre de ses obligations légales ou de façon volontaire. Début janvier 2006, la Maison Départementale des Personnes Handicapées a ouvert ses portes au public et la Prestation de Compensation du Handicap est entrée en vigueur. Le Conseil général a signé avec une plate-forme interassociative le 24 octobre 2003, la Charte Département Handicap qui pérennise sa politique afin de faciliter l’intégration, et ce dès le plus jeune âge, des personnes handicapées. En 2010, le budget consacré aux personnes handicapées s’élève à 124,54 M€ contre 120,53 M€ en 2009. La prise en compte du handicap constitue un enjeu social essentiel dans lequel le Conseil général est bien décidé à remplir pleinement sa mission. A l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, le Conseil général rappelle les actions engagées :

  • La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)

Ses différentes missions s’articulent autour d’un même objectif : garantir à la personne handicapée le libre choix de son mode de vie. Ses missions : Accueillir, écouter et conseiller ; Apporter une aide personnalisée ; Favoriser l’insertion professionnelle ; Garantir la continuité des soins infirmiers ; Informer sur le handicap. Adresse : 2 rue Rigault à Nanterre. Tél. : 01.41.91.92.50.
La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
La PCH est destinée à compenser les conséquences du handicap, afin de permettre à son bénéficiaire d’exercer au mieux sa citoyenneté, dans le respect de ses choix de vie. Elle couvre les besoins en aides humaines, techniques, animalières, aménagements du logement, du véhicule, charges spécifiques (traducteurs ou codeurs, frais paramédicaux non remboursés par l’assurance maladie…).

  • La Charte Département Handicap

Adoptée le 24 novembre 2003, la Charte Département Handicap a permis la mise en œuvre d’une politique volontariste. Elle s'impose comme un outil de travail pour favoriser les équilibres sociaux, promouvoir l'égalité des chances et ainsi améliorer le quotidien des personnes handicapées. Elle fut signée en partenariat avec la PIAPH 92, une plate-forme interassociative des personnes handicapées des Hauts-de-Seine. Afin de faciliter l’intégration des personnes handicapées au quotidien, et ce dès leur plus jeune âge, le Conseil général a mis en œuvre plusieurs actions dans différents domaines, de façon volontaire :

  • La Petite Enfance :

Le Conseil général favorise l’insertion de personnes handicapées, dès leur plus jeune âge, dans les modes de garde, en subventionnant les crèches qui les accueillent. Le Département finance également deux jardins d’enfants adaptés. Par ailleurs, le service départemental de Protection Maternelle et Infantile (PMI) est à la disposition des parents dès l’annonce du handicap, pour les écouter, les informer, les aider à élaborer un projet de vie pour leur enfant, et le cas échéant accompagner son intégration en collectivité. Des médecins font l'objet d'une formation spéciale, afin de mieux intégrer la PMI dans les réseaux de dépistage et de soins du handicap.

  • L’Education :

Depuis 2005, la scolarisation des élèves handicapés existe sous deux formes : l’intégration individuelle dans une classe ordinaire et l’intégration collective dans une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). A ce jour, 355 élèves sont scolarisés dans les 41 ULIS mises en place dans les Hauts de Seine. Pour aller plus loin dans l’intégration, les élèves handicapés relevant de l’ULIS suivent néanmoins des cours dans certaines matières (arts plastiques musique, etc.) dans des classes ordinaires en fonction de leurs capacités, puis, le reste du temps, sont accueillis dans l’ULIS par un enseignant et un auxiliaire de vie scolaire.
Pour permettre un accueil de ces élèves dans de bonnes conditions, le Conseil général intervient dans 3 domaines : l’aménagement de la salle de classe et d’une salle de soin attenante (soins d’orthophonie, de psycho motricité, etc.). Le Conseil général fournit également le mobilier et du matériel informatique ; le financement de matériel pédagogique adapté ; la participation à la rémunération d’auxiliaires de vie scolaire (A.V.S.). Le Conseil général finance 90 postes, en complément des 300 AVS financés par l’Education nationale. Il s’agit d’emplois aidés (contrat unique d’insertion, essentiellement).
A noter : dans les Hauts-de-Seine, les collégiens handicapés comme tous les autres élèves, bénéficient des dispositifs impulsés par le Conseil général (ateliers pédagogiques, P@ss92, stand « Handicap et insertion » au Forum Top Métier’92 etc.).

  • L’Emploi :

Le Conseil général compte 374 personnes handicapées salariées. Ainsi, au sein même de son Administration, le nombre d’agents du Conseil général des Hauts-de-Seine bénéficiant d’un emploi réservé représente 6,04 % de l’effectif permanent en fonction dans la collectivité. Une initiative qui fait du Conseil général l’une des premières collectivités de France à remplir les obligations définies par la loi.

  • Les Déplacements et les Transports :

Le Conseil général aménage les carrefours de routes départementales : abaissement des bordures de trottoirs bandes podotactiles, mise en place de cheminements sécurisés, feux tricolores équipés de dispositifs sonores… Il procède également à la mise en accessibilité des arrêts d’autobus. Depuis le 10 février 2010, le Conseil général des Hauts-de-Seine, la Région Ile-de-France et le STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) ont mis en place le PAM 92 (Pour Aider à la Mobilité) à destination des personnes handicapées qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun. La différence entre le coût réel du trajet et la participation de l’usager est financée par les trois partenaires. Ce service géré par le Conseil général des Hauts-de-Seine a permis du 10 février au 30 septembre 2010 d’effectuer 8 340 déplacements.
Les Logements sociaux :
En 2004 et en 2007, le Conseil général a adopté deux mesures financières d'aide aux bailleurs sociaux, tant pour l'adaptabilité des logements existants que pour la création d'une offre nouvelle de logements adaptés. En moins de 7 ans, les crédits alloués pour ces travaux d'adaptation représentent 2,2 millions d'euros. Ils ont permis d'adapter et/ou de rendre accessible près de 2 400 logements 0sociaux.

  • Les Logements privés :

Depuis 2004, le Conseil général a contribué à l’adaptation au handicap de 206 logements en accordant un volume de subventions de près de 372 000 €. Depuis 2009, le Département, en qualité de délégataire des aides de l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah), a financé l’adaptation de 221 logements pour des crédits mobilisés à hauteur de 495 000 €.
Hébergement :
Le Conseil général a pour mission d’autoriser la création des établissements et services d’accueil pour personnes adultes handicapées ; il fixe et contrôle leurs tarifs journaliers. En 2009, il a pris en charge, au titre de l’aide sociale à l'hébergement, 2 151 personnes handicapées accueillies en structures spécialisées, pour un montant de 83,6 millions d’euros.

  • L’Aide à Domicile :

En 2009, le Conseil général a pris en charge, au titre de l’aide sociale, 4 006 personnes handicapées pour les aider à se maintenir à leur domicile : allocations, prestations et services d'accompagnement. Le budget 2009 consacré au maintien à domicile pour les personnes handicapées s'est élevé à 40,36 millions d'euros.
www.hauts-de-seine.net

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