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Égouts : « On a nos maladies à nous... » (22/05/2008)

pénibilité : travailler dans les égouts

Adjoint technique, Nicolas Joseph, 27 ans, travaille depuis 6 ans dans le réseau d’égouts de la ville de Paris qui compte 2 100 km de couloirs ! « Difficile de dire que ce métier n’est pas agressif », concède-t-il.

« On travaille dans l’obscurité, l’humidité, le bruit, les odeurs. On risque de glisser, de tomber dans la fange, il y a des chocs et parfois, on doit se tenir courbé. On a nos maladies à nous : troubles gastriques, diarrhées, nausées, infections urinaires, lésions de la peau, eczéma, infections virales (hépatite E)... C’est super physique, décrit-il, et plutôt stressant ». « Quand j’ai appris que le matin je commençais à 6 h 50 et finissais à 13 h 50, je me suis dit, “chic, j’ai tout l’après midi devant moi.” » Il a vite déchanté. « L’après-midi, je n’ai qu’une envie : me reposer. » « L’environnement est vraiment glauque, on est sans cesse à l’affût du danger. » En effet, quand un égoutier descend dans le réseau, l’air est vicié par des relents d’hydrogène sulfuré (H2O), un gaz produit par la décomposition des matières fécales et des déchets. À un certain niveau de concentration, il peut devenir mortel.

 

Une étude, indique une source médicale, rappelle que, par rapport aux éboueurs, les égoutiers ont une espérance de vie moindre de 5 ans ! « On peut raccourcir cette perte d’espérance de vie en redoublant d’attention », remarque M. Danglot de l’Union syndicale des services publics. « D’ailleurs, on constate que depuis quelques temps la ville de Paris fait des efforts en termes de prévention. »

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