Alors qu’a débuté la période des vendanges, la canicule de la semaine dernière a accru la pénibilité du travail des vendangeurs. On déplore aujourd’hui 4 morts sur les vignes en Champagne. Le début du mois de septembre ayant été très chaud les vendangeurs se sont retrouvés à travailler en plein soleil sous plus d’une trentaine de degrés, cette forte chaleur est la principale suspecte suite à cette vague de décès. Il faut donc se demander si toutes les mesures de sécurité ont été prises afin de protéger l’intégrité des travailleurs durant cette période de forte chaleur.

Alors que ces épisodes sont amenés à être à la fois plus longs et plus intenses, la FNATH sonne l’alerte et en appelle à une prise de conscience à la fois des décideurs et des professionnels. S’il est complexe de comptabiliser exactement le nombre de décès liés à la chaleur, il ne fait aucun doute que, chaque année, plusieurs travailleurs meurent sur leur lieu de travail à cause de températures trop élevées. Le constat est le même partout en Europe et pose la question de l’adaptation du travail à ces situations amenées à se répéter de plus en plus fréquemment.

La chaleur peut entraîner chez les travailleurs des dangers directs liés à un stress thermique élevé comme la déshydratation ou les coups de chaleur mais également des dangers indirects par la fatigue qu’elle génère et qui rend plus propice les accidents. Il est donc urgent de fixer des conditions de travail claires en cas de fortes chaleurs.

Actuellement, le code du travail ne donne aucune indication concernant les seuils de température à partir desquels travailler présente un risque pour les salariés. Pourtant, l’Institut national de recherche et de sécurité, organisme public de référence dans les domaines de la santé au travail, indique qu’au-delà de 30 degrés pour une activité de bureau ou de 28 degrés pour un travail physique, “la chaleur peut constituer un risque pour la santé des salariés.” Il est donc urgent que le législateur prenne en compte ces recommandations et que des règles spécifiques pour le travail soient adoptées en cas de forte chaleur. D’autres pays l’ont fait, pourquoi pas la France ?

La FNATH milite pour que la législation française s’adapte aux fortes chaleurs. Température maximale, chômage partiel, moment de repos à l’ombre ou encore visites médicales plus fréquentes. Le fait de faire travailler des salariés par de très fortes chaleurs plusieurs jours d’affilés s’analyse, ni plus, ni moins, comme une faute inexcusable, voire une mise en danger de la vie d’autrui. La FNATH accompagnera les victimes et leurs familles pour faire valoir leurs droits et se battra pour que soient adoptées des réglementations spécifiques pour protéger les travailleurs ou réorganiser le temps de travail.

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