Accident du travail ou maladie professionnelle : connaissez-vous vos droits ?

Comment faire reconnaître un accident du travail ou une maladie professionnelle ? Quels sont vos droits à indemnisation ? Comment préparer et réussir un retour à l’emploi après un accident ou une maladie ?

Autant de questions auxquelles la FNATH vous propose de répondre lors d’un colloque réunissant des spécialistes du droit, de la santé au travail et de l’accompagnement des personnes victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

📅 Jeudi 24 septembre 2026
🕘 De 9h15 à 12h30 (accueil à partir de 9h00)
📍 Pôle juridique et judiciaire de l’Université de Bordeaux – 35, place Pey-Berland – Bordeaux

Au cours de cette matinée, des échanges concrets permettront de mieux comprendre les démarches de reconnaissance et d’indemnisation, mais aussi les solutions existantes pour préserver son emploi, préparer son retour au travail et construire un parcours professionnel adapté après un accident ou une maladie professionnelle.

Deux tables rondes pour répondre à vos interrogations

Reconnaissance et indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles

  • Comment faire reconnaître un accident du travail ou une maladie professionnelle ?
  • Quels sont les droits des victimes en matière d’indemnisation ?
  • Quel est le rôle des différents acteurs dans l’accompagnement des victimes ?
  • Le témoignage d’une personne ayant vécu un accident du travail ou une maladie professionnelle.

Maintien en emploi : anticiper pour mieux rebondir

  • À quel moment préparer le retour à l’emploi ?
  • Quels dispositifs peuvent être mobilisés avant même la reprise ?
  • Comment adapter un poste de travail après un accident du travail ou une maladie professionnelle ?

Pour apporter un éclairage pratique et répondre à vos questions, ce colloque réunira notamment des magistrats, avocats, universitaires, représentants de la CPAM, de la CARSAT, de Cap Emploi, de l’Agefiph et de la Médecine du travail.

Parce que connaître ses droits est essentiel, mais que retrouver ou conserver sa place dans l’emploi l’est tout autant, cette rencontre s’adresse à toutes les personnes concernées par les accidents du travail et les maladies professionnelles, ainsi qu’à leurs proches.

L’entrée est gratuite, sur inscription préalable. 👉 Inscription au colloque

États généraux de la Santé et de la Protection sociale : votre participation est essentielle

La FNATH souhaite vous informer et vous mobiliser autour d’une initiative importante portée par la Mutualité Française et de nombreux partenaires de la société civile : les États généraux de la Santé et de la Protection sociale, lancés en novembre dernier.

Cette démarche collective rassemble aujourd’hui de nombreuses organisations autour d’un objectif commun : travailler à une refonte de notre système de protection sociale afin de le rendre plus soutenable, plus solidaire et plus inclusif. La FNATH, fidèle à ses valeurs et à son engagement en faveur des personnes accidentées de la vie, s’associe pleinement à cette initiative.

Ces États généraux reposent sur une méthode volontairement apartisane, neutre, transparente, et conduite par des acteurs de la société civile. L’ambition est d’aboutir, d’ici fin 2026, à un ensemble de propositions concrètes pour l’avenir de notre système de santé et de protection sociale.

Dans cette perspective, la parole est donnée aux citoyens. Une première étape consiste à recueillir largement les avis et expériences de chacune et chacun grâce à un questionnaire en ligne, accessible jusqu’au 17 février sur le site : www.placedelasante.fr

Votre participation est essentielle. En tant qu’adhérents de la FNATH, votre vécu, vos difficultés et vos attentes en matière de santé, de protection sociale et de solidarité sont précieux et doivent être entendus.

Nous vous invitons donc très vivement à répondre à ce questionnaire et à relayer cette initiative autour de vous afin de contribuer à la réussite de cette démarche collective.

Arrêt maladie : Le devoir d’information du salarié

Le 5 juillet 2024, un décret important relatif à la contre-visite médicale, prévu à l’article L. 1226-1 du Code du travail, a été adopté. Ce décret impose désormais au salarié en arrêt de travail de communiquer à son employeur certaines informations cruciales dès le début de son arrêt. Ces nouvelles dispositions visent à clarifier les règles encadrant la contre-visite et à renforcer la transparence dans les relations entre employeurs et salariés.

Informer son employeur  si son lieu de repos diffère de son domicile habituel …

Selon le texte, le salarié doit informer son employeur, dès le début de l’arrêt de  travail ou lors d’un changement, de son lieu de repos s’il diffère de son domicile habituel. Cette obligation concerne aussi bien les arrêts de travail
liés à une maladie que ceux liés à un accident du travail.

… et de ses horaires

Si le salarié bénéficie d’un « arrêt de travail avec sortie libre » (permettant des déplacements), il doit également préciser les horaires durant lesquels la contre-visite peut être effectuée.

Cette communication préalable est essentielle pour garantir le bon déroulement de la contre-visite, procédure qui permet à l’employeur de vérifier l’état de santé du salarié durant son arrêt.

En cas de non-respect de cette obligation d’information, l’employeur pourra contester l’absence du salarié ou la validité de son arrêt de travail.

Il est important de souligner que ce décret ne modifie pas les modalités de la contre-visite médicale elle-même, mais instaure une meilleure organisation et une plus grande réactivité.

Pour éviter les malentendus

La démarche vise également à éviter les malentendus entre les parties et à clarifier le cadre dans lequel la contre-visite peut être réalisée.

Nous devons donc veiller à l’application de ces obligations pour éviter tout risque de litige et garantir une gestion fluide de leur arrêt de travail. Cette réforme vise à instaurer une relation plus transparente et équilibrée entre
salariés et employeurs, tout en respectant les droits des travailleurs en
situation de handicap ou de maladie.

Enquête de la Cour des comptes sur la reconnaissance des maladies professionnelles

La Fnath participe à l’enquête de la Cour des comptes sur le sujet de la reconnaissance des maladies professionnelles. Dans ce cadre, elle souhaite connaître l’avis des victimes et de leurs ayant-droit et leur propose de répondre à un questionnaire en ligne accessible au lien suivant :

https://cs.sphinxonline.net/surveyserver/s/CCOMPTES_CONT/Reconnaissancedesmaladiesprofessionnelles/questionnaire.htm

La participation à ce sondage (d’une durée d’une quinzaine de minutes) est facultative.

Les réponses seront uniquement utilisées par la Cour des comptes dans le but de réaliser des traitements statistiques. Elles seront entièrement confidentielles et anonymes, lors de leur traitement et de leur restitution.

Pour toute information sur ce questionnaire, n’hésitez pas à contacter l’équipe de la Cour à l’adresse reconnaisanceMP2024@ccomptes.fr.

Congés payés pendant un arrêt de travail

Nouveau décompte pour les salariés en arrêt de travail d’origine non professionnelle

À l’origine, les salariés en arrêt de travail pour motif non professionnel ne pouvaient pas acquérir de jours de congés payés. En effet, leur absence n’était pas considérée comme des périodes de travail effectif pour l’acquisition de congés payés.

Depuis le 24 avril 2024 et la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne, ces derniers pourront désormais acquérir 2 jours ouvrables de congés payés
par mois, soit 24 jours par an.

Dispositions inchangées pour les autres salariés en arrêt de travail

Les salariés en arrêt de travail pour un accident du travail ou une maladie professionnelle continueront à acquérir deux jours et demi ouvrables de congés payés par mois, mais sans limite de durée.

Information de l’employeur

En pratique, dans le mois de la reprise du travail, l’employeur devra informer le salarié de ses droits, c’est-à-dire du nombre de jours de congés dont il dispose et de la date jusqu’à laquelle ils peuvent être pris.

A noter que cette information pourrait être faite par le moyen du bulletin de paie.

Délais pour agir

Les salariés en poste disposent d’un délai de deux ans courants jusqu’au 24 avril 2026 pour intenter une action en justice pour demander l’octroi des jours de congés payés qu’ils auraient acquis pendant un arrêt maladie et pourraient remonter jusqu’au 1er décembre 2009, sous certaines conditions.

Pas de régularisation possible pour les salariés plus en poste

Les salariés qui ne sont plus en poste et qui ne sont plus liés à leur
employeur depuis trois ans et plus ne pourront pas réclamer la régularisation des jours de congés payés.

Au vu de ces nouvelles dispositions, des demandes faites à l’amiable pourraient aboutir pour les salariés qui remplissent les conditions.

Pour avoir de plus amples informations, conseils et accompagnement,
nous vous invitons à vous rapprocher de votre groupement FNATH.

Réforme des retraites. L’impact pour les personnes en situation de handicap

L’aménagement de la retraite anticipée pour handicap lourd :

La réforme précise que l’âge de départ à la retraite des assurés en situation de handicap est abaissé d’une durée pouvant aller jusqu’à 9 ans. Autrement dit, les assurés justifiant d’un handicap lourd peuvent bénéficier d’une retraite dès l’âge de 55 ans. Cette disposition s’applique tant aux travailleurs indépendants relevant du régime général qu’aux avocats et aux professions libérales.

La retraite anticipée pour handicap concerne les assurés respectant deux conditions :

  • avoir exercé son activité professionnelle en étant atteint d’une incapacité
    permanente d’au moins 50 %
  • avoir un nombre minimum de trimestres d’assurance retraite cotisés, tous régimes de retraite confondus.

Ces deux conditions existaient déjà avant la réforme et se voient assouplies par cette dernière.

En effet, concernant la condition d’accès liée au taux d’incapacité, elle revoit à la baisse le taux nécessaire pour saisir la commission de rattrapage
de la Carsat, l’assurance retraite. Ce dernier passe ainsi de 80 % à 50 %. Cette commission permet, au moment du départ à la retraite, aux  travailleurs qui n’ont pas les justificatifs administratifs nécessaires pour attester de leur handicap, de demander un réexamen de leurs droits et donc une reconnaissance administrative du handicap.

Concernant la seconde condition, les règles sont également assouplies. Ne sont plus pris en compte que les trimestres durant lesquels la personne a effectivement été en emploi. La réforme supprime donc la condition relative au nombre de trimestres d’assurance retraite acquis, c’est à dire les trimestres sans cotisation mais assimilés du fait d’une période de chômage ou d’incapacité maladie par exemple. Le système est donc plus favorable aux personnes en situation de handicap mais reste très sélectif. L’évolution de la retraite anticipée pour incapacité permanente :

Un âge de départ en retraite anticipée pour incapacité permanente qui varie selon le taux d’IP

Depuis le 1er septembre 2023, l’âge de départ en retraite anticipée pour incapacité permanente (IP) varie selon le taux d’IP de l’assuré. Auparavant, le départ en retraite anticipée des assurés pour IP était possible à un âge fixe de 60 ans. Désormais, la retraite anticipée à taux plein est possible soit dès 60 ans lorsque l’IP est d’au moins 20 % soit à partir de 62 ans lorsque l’IP se  situe entre 10 à 19 %. Seuls les assurés ayant une incapacité permanente au moins égale à 20 % doivent justifier que leur accident de travail a entraîné des lésions identiques à celles indemnisées à la suite d’une maladie professionnelle.

Pour les taux inférieurs à 20 %, il y a donc suppression de la condition liée à la nature des lésions. Pour ces assurés, la durée d’exposition à des facteurs de risques professionnels pour bénéficier de cette retraite anticipée passera également de 17 ans à au moins 5 ans ce qui permettra d’augmenter le nombre de bénéficiaires. Enfin, il est également à noter qu’à présent, l’adhésion pour les travailleurs indépendants à une assurance volontaire « accidents du travail et maladies professionnelles » auprès des caisses d’assurance maladie ouvre désormais le droit à la retraite anticipée pour incapacité permanente. Cette assurance permet en premier lieu d’être ouvert au titre des accidents du travail et maladies professionnelles mais ne donne pas droit au versement d’indemnités journalières.

Le départ en retraite anticipée pour « inaptitude » :

La réforme introduit un nouveau dispositif de départ anticipé pour les assurés reconnus inaptes au travail ou justifiant d’une IP au moins égale à 50 %, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent travailler sans nuire gravement à leur santé. Depuis le 1er septembre 2023, ces derniers peuvent bénéficier d’un départ à taux plein à 62 ans même s’ils ne remplissent pas la condition de durée de trimestres cotisés. Cependant, le terme « à taux plein » est trompeur et ne signifie pas qu’ils partent avec une retraite pleine. D’une manière générale, pour ceux qui n’ont pas validé tous leurs trimestres, la retraite est réduite de deux façons :

via la décote (réduction de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite
de 20) et la proratisation.

100 000 personnes pourraient bénéficier de ce nouveau dispositif.

Le texte précise que la personne pourra partir avec le taux de pension retraite maximum et donc sans décote mais subira tout de même la « ponction » au prorata du nombre de trimestres validés. Ainsi, les personnes inaptes qui prennent leur retraite à 62 ans en ayant validé moins de trimestres que la durée d’assurance requise subiront toujours la proratisation mais plus la décote.

Le remplacement de la pension d’invalidité par la pension de retraite
pour inaptitude se fait à l’âge de 62 ans mais il faut noter que la demande de
retraite pour inaptitude doit se faire si possible avant que l’attribution de
la retraite soit notifiée.

Selon le gouvernement, près de 100 000 personnes pourraient bénéficier de
ce nouveau dispositif chaque année.

Repère

Au 1er septembre 2023, plusieurs mesures relatives à la réforme
des retraites sont entrées en vigueur. Parmi elles, se trouvent des dispositions concernant spécifiquement les personnes en situation de handicap. Cet article vous présente les trois principales évolutions pour ces dernières.

Voici quelques chiffres permettant de réaliser les principaux changements
opérés :

  • 55 ans : l’âge minimal légal auquel il est possible de partir en cas de
    handicap lourd
  • 60 ans : l’âge minimal légal auquel il est possible de partir avec une retraite à taux plein lorsque son taux d’IP (incapacité permanente) est d’au
    moins 20 %
  •  62 ans : l’âge minimal légal auquel il est possible de partir lorsque son taux d’IP est situé entre 10 et 19 % ou si l’on bénéficie du nouveau dispositif de retraite anticipée pour « inaptitude »

Retraites. Ce que défend la FNATH