Dans un dossier spécial, disponible sur son site internet, l’INRS rappelle que les symptômes courants liés au travail à l’extérieur par fortes chaleurs tels que la fatigue, les sueurs, les maux de tête, peuvent être précurseurs de troubles plus importants, voire mortels : déshydratation, coup de chaleur. Les effets sur la santé seront d’autant plus élevés qu’ils peuvent se combiner avec des facteurs aggravants telle que la pénibilité de la tâche, mais aussi des facteurs individuels (santé physique, âge…) et collectifs (organisation et conditions de travail).

 Quelle prévention ?

La prévention la plus efficace conduit à éviter ou au moins à limiter le travail en extérieur par fortes chaleurs. En période de canicule, des mesures préventives simples et efficaces, rappelées par l’INRS, permettent de remédier aux effets de la chaleur : travailler de préférence aux heures les moins chaudes, effectuer une rotation des tâches avec des postes moins exposés, augmenter la fréquence des pauses, limiter le travail physique, installer des sources d’eau fraîche à proximité des postes de travail…

En complément, des mesures portant sur l’organisation du travail ou la conception de la situation de travail peuvent être adoptées, permettant de limiter la durée du travail à l’extérieur et l’activité physique, par exemple. Il convient également de promouvoir les mesures de prévention individuelle (habillement, hydratation, alimentation…) et d’informer les salariés.

L’INRS diffuse également des conseils de prévention sur :

  • l’habillement : porter des vêtements légers et de couleur claire, qui absorbent l’humidité. Se couvrir la tête en cas de travail en extérieur ;
  • l’hydratation : boire de l’eau régulièrement, même en l’absence de soif. Eviter les boissons alcoolisées ; en cas de risque de déshydratation importante : boire des jus de fruit ou de légume ainsi que des eaux riches en sel. Manger du pain, des soupes froides, des fruits secs ;
  • l’alimentation : faire des repas légers et fractionnés…

Quelles sont les droits des salariés ?

Un salarié peut exercer son droit de retrait s’il pense être en situation de « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé » ou s’il constate un défaut « dans les systèmes de protection », dit le code du travail. Un salarié « qui constaterait qu’aucune disposition n’a été prise » par son employeur ou que les mesures mises en œuvre apparaissent « insuffisantes au regard des conditions climatiques » est « fondé à saisir » l’inspection du travail, rappelle le plan canicule.

En savoir plus : Dossier spécial « Travail par fortes chaleurs en été » disponible sur son site internet, l’INRS

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