Décret maladie professionnelle covid-19 :  Un marché de dupe

 LES OUBLIES : les travailleurs et bénévoles de la première heure qui ont assuré les services du quotidien pour permettre à la population de vivre confinés dans de bonnes conditions, et bien souvent sans protection faute d’approvisionnement. Ils se contenteront des applaudissements !!

LES DECUS ET LES EXCLUS : la majorité des bénéficiaires potentiels

  • L’obligation du passage par une oxygénothérapie exclut de fait tous les travailleurs contaminées qui ont subi un traitement différent
  • La limitation à un traitement de ventilation exclut de fait tous les travailleurs présentant d’autres troubles (perte de goût, d’odorat, troubles psychiques, cardiaques, rénaux, …..) qui sont pourtant très invalidants
  • Les restrictions imposées dans ce tableau par le délai de 14 jours interdit toute prise en charge d’évolution ultérieure
  • Selon les régimes de protection sociale, des indemnisations différentes et surtout incomplètes seront servies selon qu’il s’agit d’un agent de la fonction hospitalière ou d’un salarié du privé (clinique, intérimaire,…)

Pour la FNATH, il faut faire le constat d’une déception de plus et d’un éloignement supplémentaire du citoyen, de l’assuré social, du travailleur face à une politique spectacle qui pense se suffire par des effets d’annonces à répétition.

La FNATH est au côté des victimes pour faire valoir leurs droits légitimes.

Devant cette rupture manifeste d’égalité entre les victimes, la FNATH étudie les voies d’un recours contre ce texte.

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COVID-19 ET MALADIE PROFESSIONNELLE : LA PEAU DE CHAGRIN
Le décret indiquant dans quelles conditions -restrictives- le covid-19 peut être reconnu en maladie professionnelle, vient de paraître ! –

A lire sur : a-part-entiere.fr

Déconfinement : La FNATH publie ses propositions

Pour la FNATH, le déconfinement ne doit pas s’accompagner d’un dé-tricotage du droit du travail et ne doit pas oublier certaines catégories de la population.

A premier jour du déconfinement pour les français la FNATH met en ligne sur son site fnath.ynovit.fr ses propositions qui s’articulent autour de 5 principes :

  • L’obligation pour toutes les entreprises de procéder à la consultation du CSE et des IRP,
  • L’obligation de sécurité qui s’impose aux employeurs dans le cadre de la reprise en télétravail ou au sein de l’entreprise, en n’oubliant pas les travailleurs en situation de handicap,
  • Le financement ou la prise en charge des moyens de protection où la question du profit et des bénéfices n’a pas sa place. Pour cela, la FNATH propose de retenir le taux particulier de TVA à 2,1% et de financer les protections nécessaires pour les personnes ayant des soins infirmiers à domicile et pour les « travailleurs pauvres »,
  • La prohibition de toutes pratiques attentatoires aux droits fondamentaux,
  • La mise en place sans tarder, d’un régime d’indemnisation juste et digne pendant et après la période de confinement.

La FNATH sera vigilante pendant cette reprise d’activité afin que les droits des travailleurs et leur protection soient assurés.

https://www.fnath.org/actualites/covid-19-positions-de-la-fnath-sur-la-reprise-dactivite/

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COVID-19 – Quid de ceux qui travaillent ?

De multiples aides se mettent en place en faveur des plus démunis, des personnes fragiles, des entreprises, … et c’est une bonne chose !

Mais que fait-on des travailleurs et bénévoles qui assurent quotidiennement, au prix de leur santé et hélas même de leur vie, la continuité des services prioritaires ?

Doivent-ils se contenter de notre compassion et de nos remerciements chaleureux et sincères ?

La législation Accident de Travail – Maladie Professionnelle que nous dénonçons pour son archaïsme n’est absolument pas adaptée la situation,

  • d’abord parce qu’il faudrait créer une nouvelle maladie professionnelle, ce qui nécessiterait de trop longues négociations, et des procédures interminables,
  • ensuite parce que cette législation ne concernant pas tous les régimes sociaux, cela conduirait à des laissés pour compte,
  • enfin, parce que l’indemnisation Accident de Travail – Maladie Professionnelle est la seule à être forfaitaire et donc très largement incomplète,

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

La FNATH demande la mise en place d’une commission d’indemnisation appuyée sur un fonds d’indemnisation existant tel que l’ONIAM pour faciliter la procédure. Elle a interpelé le Président de la République depuis le 2 avril dernier.

Ce n’est qu’à cette condition que les travailleurs et bénévoles concernés bénéficieront d’une reconnaissance et d’une indemnisation juste, rapide et équitable.

La Nation le leur doit !

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COVID-19 La FNATH propose la création d’une Commission d’indemnisation

Dans la période extrêmement difficile et inédite que traversent toutes les nations et plus particulièrement la France, la FNATH appelle également à l’unité nationale et à la solidarité. Pour autant, elle reste attentive à la situation de ses adhérents et de l’ensemble des citoyens.

Si une commission de contrôle pour la gestion de l’épidémie est en cours et que des commissions d’enquête auront lieu au moment du bilan de cette crise, qui permettront de mieux nous armer pour l’avenir, et la FNATH ne manquera pas comme elle l’a toujours fait, de faire entendre la voix de ses adhérents et sympathisants,

Pour la FNATH, la priorité aujourd’hui tient à la reconnaissance, la prise en charge et l’indemnisation de ceux qui chaque jour bravent leurs craintes fondées pour le bien de tous : la prise en charge des malades, la continuité des services dans notre pays, en faisant preuve d’un courage extraordinaire, pour certains hélas poussé au sacrifice.

C’est l’objet du courrier adressé aujourd’hui par la FNATH à Monsieur le Président de la République française.

En première ligne sont bien sûr tous les personnels soignants, mais aussi tous ceux qui contribuent, en fonction de leur profession, à la prise en charge quotidienne de leurs concitoyens contaminés et à l’organisation des soins et des suites, subissant pour assumer leur mission une promiscuité de tous les instants avec la maladie hautement contagieuse.

Le 23 mars 2020, Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran annonçait que les soignants contaminés par le COVID-19 seraient systématiquement et automatiquement reconnus en maladie professionnelle. Toutefois, la disparité de fonctionnement des différents régimes sociaux rendra cette démarche bien compliquée et inégale, tout comme l’activation de la législation « accidents du travail ».

Par ailleurs, on ne saurait limiter la reconnaissance nationale à une seule profession sans penser aux forces de l’ordre, aux livreurs, aux hôtesses de caisses et plus généralement à tous les travailleurs qui, au péril de leur propre santé et de celle de leurs proches, se rendent quotidiennement sur leur lieu de travail ou d’activité pour permettre la continuité des secteurs prioritaires, tout en étant exposés au contact du grand public dans des conditions de sécurité souvent précaires par manque de moyens.

Il en est de même de l’engagement des nombreux bénévoles, sans lesquels la situation sociale et sanitaire aurait été plus dégradée encore, et qui sont placés au contact d’une population souvent précaire et donc plus fragile devant la contamination.

Le Président de la République a qualifié la période actuelle de « guerre » – ce qu’elle est !

Dans ces conditions, la FNATH demande que « ses soldats » qui œuvrent au front soient reconnus et récompensés pour leur courage quotidien par une législation spéciale et exceptionnelle, qui témoigne réellement de la reconnaissance de la Nation toute entière.

Aujourd’hui, pour toutes ces femmes et tous ces hommes, au-delà des mots grandiloquents et des remerciements bien que sincères, il faut des actes pour les risques qui sont pris et les sacrifices qui sont consentis au nom de l’intérêt général.

C’est pourquoi la FNATH propose, face à cet enjeu national, une réponse, simple et juste : la création immédiate d’une Commission d’indemnisation à destination de :

  • Les personnes qui justifient d’une exposition au « Covid 19 », dans le cadre d’une activité professionnelle ou bénévole visée à l’arrêté du 15 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 et le décret du 16 mars 2020, et d’une exposition régulière au public durant l’exercice de leur profession ou activité bénévole

– Personnel soignant et plus généralement toute personne intervenant dans l’accompagnement des soins des malades COVID-19, transports de malades, entretien de locaux destinés à recevoir des personnes malades, surveillance et maintien de l’ordre au sein d’établissements de soins, prise en charge des personnes décédées suite à une contamination,

-Toute personne visée aux Décrets susnommés, justifiant d’une activité professionnelle durant la période, et d’une exposition régulière au public pour l’exercice de son activité professionnelle ou bénévole nécessaire à la continuité des secteurs prioritaires ou au maintien de l’ordre

  • Les ayants-droit des personnes ci-dessus qui seraient décédées des suites d’une contamination par le COVID-19,

Ces professionnels et bénévoles, et leurs ayants droits, contaminés parce qu’ils nous soignent, nous protègent et garantissent nos conditions d’existence dans la situation de confinement devenue nécessaire, doivent être reconnus et indemnisés de tous leurs préjudices au titre de la solidarité nationale par un fonds ad hoc, tel que l’ONIAM, dans des conditions de saisine, d’instruction et de traitement simples et rapides sous le contrôle de ladite Commission à créer.

Puisque le Gouvernement est désormais habilité à procéder par simple ordonnance, il est de son pouvoir, dans les jours qui viennent, de mettre en place, sans délai, une telle Commission à laquelle la FNATH souhaite être associée compte tenu de sa longue expérience en la matière.

En sus de la réparation intégrale de tous les préjudices subis pour ceux qui auront été contaminés, il devra être prévu l’indemnisation incontournable d’un préjudice d’anxiété pour l’ensemble de ces professionnels et bénévoles exposés au quotidien depuis des semaines, car la Nation leur doit une reconnaissance supplémentaire et spécifique.

Nous sollicitons également pour eux une bonification de leur droit à retraite, applicable dès avant la réforme à venir, au titre de la pénibilité.

Par ailleurs, en cas de décès d’une personne susvisée des suites d’une contamination dans le cadre de ses activités professionnelles ou bénévoles, la FNATH propose que la qualité de « Pupille de la Nation » soit attribuée à ses enfants.

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Covid-19 et conditions de travail : Ce que demande la FNATH

Si la période actuelle impose unité nationale et effort collectif, la FNATH appelle les entreprises privées des secteurs stratégiques et les employeurs publics à veiller aux principes d’application des règles de prévention pour la santé de leurs salariés, agents et fonctionnaires d’État.

Ainsi, au-delà du médical, paramédical et de la sécurité, dans le milieu de la grande distribution, du BTP, des transports et livraisons, du nettoyage,… il appartient aux entreprises (grandes ou petites) de mettre à disposition tous les moyens de protection individuelle nécessaires et d’exercer sur ces salariés exposés et en première ligne une surveillance constante de leur état de santé.

D’ores et déjà, et sans esprit de polémique, la FNATH demande à l’État d’agir au plus vite pour que ces salariés, agents et fonctionnaires (notamment les forces de l’ordre) ne deviennent pas les troupes sacrifiées de la guerre sanitaire actuelle.

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La FNATH appelle à un « Big Bang » de la santé au travail

La FNATH, Association des accidentés de la vie se réjouit de l’annonce de Madame la députée LREM, Charlotte Lecocq, d’une prochaine réforme de la santé au travail, qui devrait voir le jour en 2020.

Plusieurs fois annoncée et reportée, il faut rappeler que les derniers chiffres connus font le constat d’une hausse des AT-MP avec, dans certains secteurs, un abandon total des salariés exposés comme c’est le cas pour les  travailleurs de l’aide à domicile, victimes d’une sinistralité deux fois plus importante que les salariés du BTP.

C’est aussi le constat d’un système de reconnaissance des maladies professionnelles en état « de mort cérébrale » qui refuse de faire droit à l’apparition des nouvelles maladies.

C’est le constat édifiant d’un nombre de cas reconnus de cancers professionnels qui resterait « stable depuis 2015 » avec 1.800 cas reconnus … alors que partout dans la société française on assiste à une explosion des cancers ces 20 dernières années !!

C’est la difficulté par exemple d’une pleine reconnaissance de l’exposition aux RPS, aux risques phytosanitaires (et ce n’est pas le pseudo fonds d’indemnisation « cosmétique » qui changera les choses).

Aujourd’hui, la réforme de la santé au travail se devra aussi de revisiter ces dysfonctionnements car si la prévention est une priorité, elle ne peut se construire sans un système de reconnaissance et d’indemnisation moderne et réactif.

Reste que la santé au travail et la prévention n’ont pas encore intégré le champ de la santé publique et encore moins « Ma santé 2022 », que ce soit dans la nouvelle organisation du système de santé ou encore dans le développement de la santé numérique.

La FNATH appelle à un « big bang » de la santé au travail qui doit être posé comme un débat de société et non pas réservé au Ministère du travail.

La santé au travail concerne tous les citoyens.

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Lire aussi l’article : Santé au travail. Enfin une réforme en 2020 ? sur a-part-entière.fr