QUATRE ANS D’ATTENTE ! Combien de victimes privées de leurs droits ?

4 ans avant de faire paraître un décret…

C’est le délai qu’il aura fallu aux Ministères de la Santé et du Travail pour publier un décret créant le 101ème tableau de maladies professionnelles relatif aux cancers du rein en relation avec une exposition au trichloréthylène utilisé pour le dégraissage et nettoyage de l’outillage, etc… (la commission spécialisée avait émis un avis favorable en Juillet 2017 ).

Décret n° 2021-636 du 20 mai 2021 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles annexés au livre IV du code de la sécurité sociale

DÉSIGNATION
DES MALADIES
DÉLAI
de prise en charge
LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX
susceptibles de provoquer ces maladies
Cancer primitif du rein 40 ans (sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans) Travaux exposant aux vapeurs de trichloréthylène : Dégraissage et nettoyage de l’outillage, des appareillages mécaniques ou électriques, de pièces métalliques avant 1995.

Et les victimes pendant ce temps là ?

Pendant toutes ces années, combien de victimes ou leurs familles n’ont pas pu faire valoir leurs droits à prises en charges et indemnisations ?

Ces victimes privées de reconnaissance pourraient être amenées à engager la responsabilité de l’Etat pour perte de chance

La FNATH demande de manière urgente qu’un texte vienne imposer au pouvoir exécutif un délai maximal pour se prononcer.

        Toutes les personnes concernées et/ou leurs familles sont invitées à contacter la Fnath pour être accompagnées dans leurs démarches.

Suicide au Travail. Toutes les professions sont concernées

Suicide au travail : Après Renault, après Orange, … UPSA

Après le suicide en Octobre dernier d’un délégué syndical (reconnu comme un accident du travail), une salariée de la multinationale UPSA s’est jetée du troisième étage sur son lieu de travail alors qu’elle manifestait depuis plusieurs jours son mal être.

Ces tragédies viennent s’ajouter à une tentative de suicide d’un membre de l’encadrement.

Mal être au travail : Restructurations et politiques de management agressives souvent cause

En plein débat sur la santé au travail, ces suicides qui s’enchaînent rappellent l’impact que peuvent avoir les restructurations, les politiques de management agressives privilégiant la rentabilité au mépris de la santé, engendrant mal-être et décisions irréversibles.

Alors que les services de la médecine du travail et l’inspection du travail avaient été alertés, se pose toujours la question de leur réelle capacité à agir, que la FNATH pointe dans ses amendements à la PPL SANTE TRAVAIL en cours de vote.

Suicide au travail : Une prise en charge souvent difficile

A cela se rajoute trop souvent la difficulté pour les victimes ou leur famille d’obtenir la prise en charge au titre de l’accident de travail.

C’est pour cela que la FNATH-association des accidentés de la vie, milite pour une meilleure prise en charge des risques psycho-sociaux avec la création d’un tableau de maladie professionnelle, des moyens accrus pour la prévention, et des condamnations sévères et dissuasives.

Si vous ou l’un de vos proches êtes concerné, ne restez pas seul, n’hésitez pas à nous contacter et poser vos questions à nos juristes

 

Maladie professionnelle : 4 ans d’inertie

Quatre ans pour créer un tableau de maladie professionnelle relatif au cancer du rein.

Quatre ans, c’est le temps qu’il aura fallu au ministère pour annoncer la parution prochaine d’un décret portant sur la création d’un nouveau tableau de maladie professionnelle relatif au cancer du rein.

Un avis favorable datant de 2017

Pourtant la Commission Spécialisée  » maladie professionnelle  » avait émis un avis favorable en Juillet 2017 !!!

Permettre aux victimes d’un cancer du rein consécutif à une exposition au trichloréthylène de bénéficier d’une indemnisation

Il permettra ENFIN aux victimes d’un cancer du rein consécutif à une exposition au trichloréthylène de bénéficier d’une reconnaissance et d’une indemnisation.

Des victimes privées de leur droit à cause d’un attentisme

Il est plus que regrettable, voire inadmissible, que des victimes ou leurs proches en cas de décès aient été privés de leurs droits en raison de cet attentisme.

Combien de victimes et de morts au cours de ces quatre années ???

Compte-tenu de la complexité des démarches, les victimes ou leurs proches sont invités à prendre contact avec la FNATH pour être accompagnés : fnath.ynovit.fr

Télécharger la version pdf du communiqué de presse : Maladie professionnelle : 4 ans d’inertie

Après la maladie de Parkinson et les tumeurs cérébrales… la leucémie

Les effets de l’exposition professionnelle aux pesticides sur la santé humaine constituent un problème de santé publique majeur.

Une étude établit dorénavant un lien entre une exposition aux pesticides et le cancer du sang et de la moelle osseuse.

S’il est déjà établi que les agriculteurs, exposés aux fortes doses de pesticides, ont un risque augmenté de développer des états pré-leucémiques (myélodysplasies), le risque de développer une leucémie aiguë myéloïde n’était pas clairement démontré, notamment du fait d’études épidémiologiques hétérogènes dans leurs critères d’inclusions et rassemblant fréquemment tous les types de leucémies, lymphoïdes et myéloïdes.

Une étude menée par le C.H.R.U. de Tours établit un lien potentiel entre une exposition aux produits phytosanitaires et la leucémie aiguë myéloïde (cancer du sang et de la moelle osseuse).

L’étude réalisée auprès de 4000 patients et 10 000 témoins démontre, par la statistique, une augmentation substantielle du risque de développer la maladie.

Possibilité pour les victimes et/ou leurs proches d’être pris en charge au titre de la législation professionnelle.

Cette étude ouvre la possibilité pour les victimes et/ou leurs proches de solliciter une prise en charge et une indemnisation au titre de la législation professionnelle.

La FNATH forte de son expérience, accompagne les personnes touchées par la maladie et leurs proches dans leurs démarches complexes d’indemnisation.

Une question, un doute sur le lien entre votre pathologie et votre exposition professionnelle aux pesticides, contactez-nous

Télécharger le communiqué de presse FNATH : « Après la maladie de Parkinson et les tumeurs cérébrales… la leucémie »

 

Proposition de loi (PPL) santé au travail : pour la FNATH le compte n’y est toujours pas !

Les propositions d’amendements faites dans le cadre de la Proposition de Loi (PPL) santé au travail n’ont que trop peu rassuré la FNATH sur une réelle prise en charge des publics les plus vulnérables le plus souvent touchés par la désinsertion professionnelle mais plus largement sur la volonté de protéger la santé au travail des salariés.

La version amendée de la Proposition de Loi (PPL) confirme une volonté de minimiser les risques des employeurs avec des mesures portant atteinte au droit fondamental de pouvoir se procurer un emploi ou de le conserver et mettant à mal le droit des personnes à ne pas communiquer sur leur état de santé.

Pour la FNATH, il est urgent de travailler avec l’ensemble des acteurs sur des mesures inclusives visant à :

  •  Permettre l’égalité des chances de tous les salariés à se procurer un emploi ou à le conserver,
  •  Accompagner les salariés tout au long de leur carrière professionnelle en instaurant la systématisation de la visite de pré reprise avec le médecin du travail et non la mise en place de d’un « rendez-vous » visant à stigmatiser les salariés rencontrant des problèmes de santé.

Télécharger les proposition de la FNATH sur la PPL sur la prévention et la santé au travail

Télécharger le communiqué de presse au format pdf

PPL santé au travail : pour la FNATH le compte n’y est pas !

Alors que vont débuter les débats sur la proposition de loi pour la prévention de la santé au travail, la FNATH s’inquiète des trajectoires prises qui fragilisent une fois de plus les salariés les plus vulnérables et les plus touchés par la désinsertion professionnelle.

Sous couvert de la protection des salariés, se dessine surtout une sécurisation des risques des employeurs avec des mesures portant atteinte au droit fondamental de pouvoir se procurer un emploi ou de le conserver.

Pour la FNATH, non seulement le compte n’y est pas, mais ce projet de loi s’il était adopté en l’état :

  •  viendrait amoindrir une nouvelle fois la possibilité pour les personnes les plus fragiles mais aussi les plus « âgées » de trouver un emploi ou de s’y maintenir,
  •  met à mal en outre, les principes de la réparation des accidents du travail en relativisant la responsabilité́ de l’employeur quant à la préservation de la santé des travailleurs.

ET PLUS PARTICULIEREMENT ………

Pour la FNATH le passeport de prévention, met à mal les principes de la réparation des accidents du travail en relativisant la responsabilité de l’employeur quant à la préservation de la santé des travailleurs

Tous les syndicats de médecin du travail dénoncent la supercherie et il convient de rappeler que ce passeport ne saurait devenir un moyen, pour l’employeur, d’échapper à sa responsabilité en matière de santé au travail et, de fait, à son obligation d’indemniser les victimes.

L’accès généralisé du médecin du travail au DMP du salarié :

Si l’intérêt de donner un accès au DMP aux médecins du travail pour y verser des éléments est indéniable dans l’intérêt de l’assuré, pour la FNATH, les données personnelles de santé ne doivent pas être visibles du médecin du travail.

Celui-ci doit disposer d’un accès spécifique et cloisonné qui lui permette de consigner les comptes rendus des visites, l’exposition à des risques éventuels, les aménagements de situation de travail, les contre-indications médicales.

L’accès aux données médicales personnelles est une atteinte aux droits fondamentaux des personnes.

L’accès aux données personnelles est de nature à discriminer les personnes ayant une pathologie connue dans leur recherche d’emploi ou sur leur poste de travail.

La visite à mi-carrière :

La FNATH considère que la visite à mi-carrière s’apparente à un « tribunal » qui déciderait de la capacité ou non de la personne à poursuivre son activité professionnelle.

C’est nier la substance même de la médecine du travail pour en faire un outil de sélection de la main-d’œuvre devenue âgée et usée par le travail. De plus, les salariés qui se sentent en difficulté sur leur poste de travail peuvent d’eux-mêmes solliciter une visite auprès du médecin du travail ou avoir recours au conseil en évolution professionnelle.

Enfin, l’effet pervers sera d’exonérer l’employeur de toute responsabilité en faisant peser la charge des choix sur le médecin du travail. Si d’aventure le médecin du travail n’a pas exprimé un avis défavorable, l’employeur pourra s’en prévaloir en cas de sinistre.

C’est pourquoi, la FNATH propose la suppression de l’article 16

Accéder aux propositions de la FNATH

Santé au travail
Panneau écrit dessus santé au travail
Voir aussi :

Proposition de loi pour renforcer la prévention en santé au travail