Covid-19 et conditions de travail : Ce que demande la FNATH

Si la période actuelle impose unité nationale et effort collectif, la FNATH appelle les entreprises privées des secteurs stratégiques et les employeurs publics à veiller aux principes d’application des règles de prévention pour la santé de leurs salariés, agents et fonctionnaires d’État.

Ainsi, au-delà du médical, paramédical et de la sécurité, dans le milieu de la grande distribution, du BTP, des transports et livraisons, du nettoyage,… il appartient aux entreprises (grandes ou petites) de mettre à disposition tous les moyens de protection individuelle nécessaires et d’exercer sur ces salariés exposés et en première ligne une surveillance constante de leur état de santé.

D’ores et déjà, et sans esprit de polémique, la FNATH demande à l’État d’agir au plus vite pour que ces salariés, agents et fonctionnaires (notamment les forces de l’ordre) ne deviennent pas les troupes sacrifiées de la guerre sanitaire actuelle.

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La FNATH appelle à un « Big Bang » de la santé au travail

La FNATH, Association des accidentés de la vie se réjouit de l’annonce de Madame la députée LREM, Charlotte Lecocq, d’une prochaine réforme de la santé au travail, qui devrait voir le jour en 2020.

Plusieurs fois annoncée et reportée, il faut rappeler que les derniers chiffres connus font le constat d’une hausse des AT-MP avec, dans certains secteurs, un abandon total des salariés exposés comme c’est le cas pour les  travailleurs de l’aide à domicile, victimes d’une sinistralité deux fois plus importante que les salariés du BTP.

C’est aussi le constat d’un système de reconnaissance des maladies professionnelles en état « de mort cérébrale » qui refuse de faire droit à l’apparition des nouvelles maladies.

C’est le constat édifiant d’un nombre de cas reconnus de cancers professionnels qui resterait « stable depuis 2015 » avec 1.800 cas reconnus … alors que partout dans la société française on assiste à une explosion des cancers ces 20 dernières années !!

C’est la difficulté par exemple d’une pleine reconnaissance de l’exposition aux RPS, aux risques phytosanitaires (et ce n’est pas le pseudo fonds d’indemnisation « cosmétique » qui changera les choses).

Aujourd’hui, la réforme de la santé au travail se devra aussi de revisiter ces dysfonctionnements car si la prévention est une priorité, elle ne peut se construire sans un système de reconnaissance et d’indemnisation moderne et réactif.

Reste que la santé au travail et la prévention n’ont pas encore intégré le champ de la santé publique et encore moins « Ma santé 2022 », que ce soit dans la nouvelle organisation du système de santé ou encore dans le développement de la santé numérique.

La FNATH appelle à un « big bang » de la santé au travail qui doit être posé comme un débat de société et non pas réservé au Ministère du travail.

La santé au travail concerne tous les citoyens.

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Lire aussi l’article : Santé au travail. Enfin une réforme en 2020 ? sur a-part-entière.fr

 

Maladies professionnelles

Dans la perspective d’une amélioration du tableau de maladie professionnelle n° 58 du régime agricole (maladie de Parkinson provoquée par les pesticides), les partenaires sociaux et les associations de victimes, dont la FNATH, ont après auditions d’experts, proposé que le délai de prise en charge soit porté à 1 an (sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans) à 10 ans.

Par décret à paraître prochainement le Ministère a décidé de façon autoritaire et sans aucune forme d’explication de le fixer à 7 ans ; décision qui va à l’encontre des intérêts des victimes.

Le fait du prince trouve là toute sa justification.

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Réforme des retraites : La FNATH présente ses amendements

FNATH souhaite, dans le cadre du débat sur la réforme des retraites, faire entendre la voix de ses adhérents et de leurs familles, accidentés, handicapés, malades et invalides qu’elle défend au quotidien.

Il s’agit de personnes qui, du fait de leur accident de la vie, vivent de longues périodes d’inactivité, des parcours professionnels qui se terminent souvent dès qu’elles franchissent la barre des 50 ans, en raison notamment de leur usure liée à leurs conditions de travail.

Elle a déjà exposé à l’attention du grand public et des décideurs politiques ses propositions « Réforme des retraites : Et si on parlait pénibilité et justice sociale ! ».

En sa qualité de membre du Conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie, elle a voté CONTRE le projet de loi présenté lors de la séance du 16 janvier 2020 au motif que « le compte n’y est pas » pour la FNATH et qu’il faut regretter la reconduction de dispositifs inefficaces, injustes et insuffisants à répondre aux enjeux de l’espérance de vie et du pouvoir d’achat des personnes usées par le travail, accidentés, malades.

S’agissant des dispositifs de départ anticipé comme de la pénibilité, s’ils ne sont pas remis en cause, aucun progrès notable n’est à relever et il ne faut pas compter sur la FNATH pour se réjouir au seul constat que ces dispositifs ne sont pas remis en cause…

Il en est de même s’agissant du dispositif qui doit garantir aux assurés une retraite nette égale à 85 % du SMIC net. Observons, d’une part, que c’est à la condition que l’assuré ait effectué une carrière complète, ce qui est très rare pour les précaires et les personnes dont l’état de santé pose difficulté …

D’autre part, depuis des années, une grande partie des retraités est laissée sous le seuil de pauvreté.

De même, il faudrait sans doute se réjouir que le projet adapte les dispositions relatives aux droits à retraite des bénéficiaires de l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante pour tenir compte de l’entrée en vigueur du système universel de retraite alors qu’il conserve à l’identique les conditions d’accès à ce dispositif ?

La FNATH n’est pas dupe des éléments de langage et de la maitrise de la communication politique par ce Gouvernement.

La FNATH met donc en ligne ses propositions d’amendements en matière de pénibilité et de justice sociale 

Sinistralité des AT-MP : La FNATH dénonce un système en état de « mort cérébrale » !

 La FNATH, Association des accidentés de la vie prend acte des satisfecit que se donne la branche Accidents du travail – Maladies Professionnelles de la CNAM qui réussit le « tour de force », dans sa communication cette semaine, de constater une hausse des AT-MP tout en expliquant que cette augmentation n’a rien d’inquiétant, car liée avant tout de la reprise économique.

C’est au pire de la naïveté et au mieux du cynisme….

La FNATH, pour sa part, ne partage pas ces éléments de discours technocratique pour une branche qui aligne les excédents à hauteur de 1 milliard par an depuis des années, sans même être en mesure de remplir sa mission première, à savoir assurer la baisse des AT-MP et prévenir les dommages corporels dont sont victimes les salariés.

Rappelons que ces chiffres témoignent, une nouvelle fois, de l’abandon total pendant des années des travailleurs de l’aide à domicile, victimes d’une sinistralité deux fois plus importante que les salariés du BTP. Du reste, ce ne sont pas les mesures votées au PLFSS pour 2020 qui vont rectifier cette épidémie silencieuse.

Que dire également des constats édifiants sur le « nombre de cas reconnus de cancers professionnels » qui « reste stable depuis 2015 » avec 1.800 cas reconnus … alors que partout dans la Société française on assiste à une explosion des cancers ces 20 dernières années !!

1800 cas reconnus au sein de la branche AT-MP pour 382 000 cas en 2018 selon l’Institut national du cancer.

Il faudrait croire que cette épidémie de santé publique s’arrête à la porte des entreprises.

La vérité est que ce chiffre témoigne d’un système de reconnaissance des maladies professionnelles, et précisément des cancers professionnels, en état de « mort cérébrale » pour reprendre un terme à la mode.

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PLFSS pour 2020 : Sale temps pour les accidentés du travail !

C’est un nouveau coup dur pour les travailleurs victimes d’accidents de travail et maladies professionnelles avec la fin de la possibilité de racheter leur rente AT/MP, déjà votée par les députés dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en première lecture, et soumis au vote du Sénat en deuxième lecture.

Loin de voir pointer la moindre amélioration de leur indemnisation et réparation, malgré de nombreux rapports appelant à une réforme.

Pour eux c’est la triple peine qui se surajoute aux conséquences de l’accident ou de la maladie !

  • Une indemnisation au rabais jusqu’à 10 fois inférieure à celle d’une autre victime d’accident corporal, à préjudices égaux,
  • 3 « chances » sur 4 d’être licenciés pour inaptitude à l’issue de l’arrêt de travail, et des mesures de maintien ou de reconversion quasi inexistantes,
  • ET POUR FINIR, désormais, impossibilité de demander un versement en capital de leur rente pour permettre la réalisation d’un projet professionnel ou personnel

La FNATH en appelle aux Sénateurs qui examinent le PLFSS en seconde lecture pour que cette mesure permettant le rachat de rente AT/MP soit maintenue.

Les victimes sont souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit bancaire du fait de leur état de santé. La possibilité de racheter leur rente reste la seule possibilité pour eux de réaliser leurs projets professionnels ou personnels.

La table de calcul obsolète, inchangée depuis 1954, doit être réactualisée pour être similaire à la table utilisée pour tous les accidents de dommage corporel.