Maladies professionnelles

Dans la perspective d’une amélioration du tableau de maladie professionnelle n° 58 du régime agricole (maladie de Parkinson provoquée par les pesticides), les partenaires sociaux et les associations de victimes, dont la FNATH, ont après auditions d’experts, proposé que le délai de prise en charge soit porté à 1 an (sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans) à 10 ans.

Par décret à paraître prochainement le Ministère a décidé de façon autoritaire et sans aucune forme d’explication de le fixer à 7 ans ; décision qui va à l’encontre des intérêts des victimes.

Le fait du prince trouve là toute sa justification.

Lire le communiqué de presse en pdf

 

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Réforme des retraites : La FNATH présente ses amendements

FNATH souhaite, dans le cadre du débat sur la réforme des retraites, faire entendre la voix de ses adhérents et de leurs familles, accidentés, handicapés, malades et invalides qu’elle défend au quotidien.

Il s’agit de personnes qui, du fait de leur accident de la vie, vivent de longues périodes d’inactivité, des parcours professionnels qui se terminent souvent dès qu’elles franchissent la barre des 50 ans, en raison notamment de leur usure liée à leurs conditions de travail.

Elle a déjà exposé à l’attention du grand public et des décideurs politiques ses propositions « Réforme des retraites : Et si on parlait pénibilité et justice sociale ! ».

En sa qualité de membre du Conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie, elle a voté CONTRE le projet de loi présenté lors de la séance du 16 janvier 2020 au motif que « le compte n’y est pas » pour la FNATH et qu’il faut regretter la reconduction de dispositifs inefficaces, injustes et insuffisants à répondre aux enjeux de l’espérance de vie et du pouvoir d’achat des personnes usées par le travail, accidentés, malades.

S’agissant des dispositifs de départ anticipé comme de la pénibilité, s’ils ne sont pas remis en cause, aucun progrès notable n’est à relever et il ne faut pas compter sur la FNATH pour se réjouir au seul constat que ces dispositifs ne sont pas remis en cause…

Il en est de même s’agissant du dispositif qui doit garantir aux assurés une retraite nette égale à 85 % du SMIC net. Observons, d’une part, que c’est à la condition que l’assuré ait effectué une carrière complète, ce qui est très rare pour les précaires et les personnes dont l’état de santé pose difficulté …

D’autre part, depuis des années, une grande partie des retraités est laissée sous le seuil de pauvreté.

De même, il faudrait sans doute se réjouir que le projet adapte les dispositions relatives aux droits à retraite des bénéficiaires de l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante pour tenir compte de l’entrée en vigueur du système universel de retraite alors qu’il conserve à l’identique les conditions d’accès à ce dispositif ?

La FNATH n’est pas dupe des éléments de langage et de la maitrise de la communication politique par ce Gouvernement.

La FNATH met donc en ligne ses propositions d’amendements en matière de pénibilité et de justice sociale 

Sinistralité des AT-MP : La FNATH dénonce un système en état de « mort cérébrale » !

 La FNATH, Association des accidentés de la vie prend acte des satisfecit que se donne la branche Accidents du travail – Maladies Professionnelles de la CNAM qui réussit le « tour de force », dans sa communication cette semaine, de constater une hausse des AT-MP tout en expliquant que cette augmentation n’a rien d’inquiétant, car liée avant tout de la reprise économique.

C’est au pire de la naïveté et au mieux du cynisme….

La FNATH, pour sa part, ne partage pas ces éléments de discours technocratique pour une branche qui aligne les excédents à hauteur de 1 milliard par an depuis des années, sans même être en mesure de remplir sa mission première, à savoir assurer la baisse des AT-MP et prévenir les dommages corporels dont sont victimes les salariés.

Rappelons que ces chiffres témoignent, une nouvelle fois, de l’abandon total pendant des années des travailleurs de l’aide à domicile, victimes d’une sinistralité deux fois plus importante que les salariés du BTP. Du reste, ce ne sont pas les mesures votées au PLFSS pour 2020 qui vont rectifier cette épidémie silencieuse.

Que dire également des constats édifiants sur le « nombre de cas reconnus de cancers professionnels » qui « reste stable depuis 2015 » avec 1.800 cas reconnus … alors que partout dans la Société française on assiste à une explosion des cancers ces 20 dernières années !!

1800 cas reconnus au sein de la branche AT-MP pour 382 000 cas en 2018 selon l’Institut national du cancer.

Il faudrait croire que cette épidémie de santé publique s’arrête à la porte des entreprises.

La vérité est que ce chiffre témoigne d’un système de reconnaissance des maladies professionnelles, et précisément des cancers professionnels, en état de « mort cérébrale » pour reprendre un terme à la mode.

Lire le communiqué de presse en pdf.

PLFSS pour 2020 : Sale temps pour les accidentés du travail !

C’est un nouveau coup dur pour les travailleurs victimes d’accidents de travail et maladies professionnelles avec la fin de la possibilité de racheter leur rente AT/MP, déjà votée par les députés dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en première lecture, et soumis au vote du Sénat en deuxième lecture.

Loin de voir pointer la moindre amélioration de leur indemnisation et réparation, malgré de nombreux rapports appelant à une réforme.

Pour eux c’est la triple peine qui se surajoute aux conséquences de l’accident ou de la maladie !

  • Une indemnisation au rabais jusqu’à 10 fois inférieure à celle d’une autre victime d’accident corporal, à préjudices égaux,
  • 3 « chances » sur 4 d’être licenciés pour inaptitude à l’issue de l’arrêt de travail, et des mesures de maintien ou de reconversion quasi inexistantes,
  • ET POUR FINIR, désormais, impossibilité de demander un versement en capital de leur rente pour permettre la réalisation d’un projet professionnel ou personnel

La FNATH en appelle aux Sénateurs qui examinent le PLFSS en seconde lecture pour que cette mesure permettant le rachat de rente AT/MP soit maintenue.

Les victimes sont souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit bancaire du fait de leur état de santé. La possibilité de racheter leur rente reste la seule possibilité pour eux de réaliser leurs projets professionnels ou personnels.

La table de calcul obsolète, inchangée depuis 1954, doit être réactualisée pour être similaire à la table utilisée pour tous les accidents de dommage corporel.

Explosion chimique de l’Usine LUBRISOL de Rouen

La FNATH, Association des accidentés de la vie et son Groupement de Haute-Normandie, qui militent, depuis des années, pour une véritable politique de prévention des risques industriels et environnementaux et pour l’adoption d’une législation sur le soutien et l’accompagnement des personnes et des familles dès l’accident, ne peut que déplorer l’incendie survenue à l’usine LUBRYSOL de Rouen.

Après la catastrophe de l’usine AZF de 2001 où elle s’est particulièrement investie, la FNATH regrette que les leçons n’aient pas été apprises.

La FNATH réclame la plus grande transparence sur les analyses et enquête en cours.

Se pose la question de la dispersion des produits dangereux stockés dans cette usine Seveso 2 (produits chimiques, amiante, dioxine,…).

Des travailleurs, des pompiers, secouristes, des habitants,… ont respiré ces fumées. L’existence d’une contamination environnementale à grande échelle ne peut plus être niée.

Au-delà des enquêtes qui seront très longues, se pose la question première de la reconnaissance des préjudices d’ores et déjà subis tant matériel par les professionnels et notamment les agriculteurs, que physique ou psychologique sur l’ensemble de la population, et des effets à long terme que l’on peut redouter.

La FNATH, Association des accidentés de la vie et son service juridique rappelle que les salariés qui ont eu des malaises, ou subi des problèmes de santé en lien avec cette pollution en étant au travail, dépendent de la législation sur les accidents du travail.

La FNATH se tient à la disposition de toutes personnes victimes de cette pollution pour les informer de leurs droits.

Contact : Alain PLANTE

FNATH, Associations des accidentés de la vie

51 Boulevard de la Marne

76000 ROUEN

Tél.: 02 35 71 42 71

Mail: fnath.76@wanadoo.fr

 

Préjudice d’anxiété – Possible indemnisation pour les salariés

La formation plénière de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation qui a examiné le 20 juin 2019 les recours déposés par 39 cheminots de la région marseillaise, 17 marins et 732 mineurs de Lorraine vient de confirmer la jurisprudence initiée par l’arrêt de l’assemblée plénière de la Cour du 5 avril dernier.

Pour les 39 cheminots et les 17 marins, constatant que le seul moyen mis en avant par la Cours d’Appel était le constat que ces salariés ne relevaient pas du dispositif de retraite anticipée amiante. La Cour de Cassation casse les arrêts et renvoie les demandeurs devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence.

Le salarié exposé à une substance nocive ou toxique développant un préjudice d’anxiété personnellement subi résultant d’une telle exposition, peut agir contre son employeur

Pour les mineurs exposés à de nombreux cancérogène la Cour de Cassation précise : « En application des règles de droit commun régissant l’obligation de sécurité de l’employeur, le salarié qui justifie d’une exposition à une substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave et d’un préjudice d’anxiété personnellement subi résultant d’une telle exposition, peut agir contre son employeur pour manquement de ce dernier à son obligation de sécurité. », la Cour de Cassation casse l’arrêt de la Cour d’Appel de Metz et renvoie les demandeurs devant la Cour d’Appel de Douai.

La FNATH se félicite de cette décision

Le collectif national, regroupant, autour des deux cabinets d’avocats Teissonnière- Lafforgue-Topaloff – Andreu d’une part et Thouvenin-Coudray-Grevy d’autre part, les associations nationales de victimes de l’amiante, l’Andeva et la Cavam, la Fnath, les syndicats de l’énergie CGT et le syndicat national des mineurs et du personnel du régime minier CFDT, se félicite de cette confirmation et de cette avancée.

L’arrêt du 5 avril 2019 concernait des agents d’EDF dont le préjudice d’anxiété avait été reconnu par la Cour d’Appel de PARIS.

Les arrêts du 11 septembre 2019 concernent les demandeurs qui avaient été déboutés par leurs Cours d’Appel respectives.

Ces arrêts ouvrent des perspectives nouvelles pour tous les salariés

Ces arrêts ouvrent des perspectives nouvelles pour tous les salariés exposés non seulement à l’amiante mais encore à toutes « substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave », quel que soit leur statut ou celui de leur entreprise.

Ce préjudice peut être reconnu si ces personnes démontrent d’une part qu’elles ont été exposées à des « substances nocives ou toxiques générant un risque élevé de développer une pathologie grave », que ces expositions résultent d’une faute de l’employeur et d’autre part démontrent la réalité de leur anxiété.

La Cour de Cassation après avoir cité des témoignages de mineurs considère que la Cour d’Appel de Metz n’a pas démontré que l’employeur : «…avait effectivement mis en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, telles que prévues aux articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail… »

Cette décision répare une injustice et devrait permettre de faire avancer la prévention dans les entreprises.

Nous invitons tous les salariés à contacter les associations et syndicats locaux ou régionaux adhérents aux organisations appelantes

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