La FNATH engage une campagne de prévention des addictions pour les personnes en rupture professionnelle, au chômage ou en arrêt de travail

Appel à projet lancé par le Ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM)

Dans le cadre d’un appel à projet lancé par le Ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), la FNATH engage une campagne de prévention à destination des personnes sans emploi, qu’il s’agisse de personnes au chômage ou en arrêt de travail de longue durée. Des brochures à l’attention des victimes et des personnels en situation d’accueil seront diffusées à l’issue de cette campagne par la FNATH.

Des périodes sans activité susceptibles de provoquer ou de renforcer tous types d’addictions

Ces périodes sans activité sont susceptibles de provoquer ou de renforcer tous types d’addictions. Il peut s’agir d’une addiction aux médicaments, avec des traitements pris après un accident, de travail ou de la vie courante, ou pour une maladie, d’origine professionnelle ou non. Mais aussi bien d’addictions à d’autres produits tels que le tabac ou l’alcool voire aux jeux vidéo ou d’argent. De telles addictions entraînent de nombreuses difficultés sociales, familiales, sur la santé, et donc rendent un retour à l’emploi encore plus compliqué.

Peu de données et d’information basées sur le vécu de ces personnes sont actuellement disponibles

Peu de données et d’information basées sur le vécu de ces personnes sont actuellement disponibles. C’est pourquoi, avec l’aide d’autres acteurs qui interviennent dans le domaine de l’addiction et de l’emploi, la FNATH a mis en place sur son site internet un questionnaire dont l’objectif est d’identifier le lien avec la perte et/ou l’éloignement de leur emploi et leur addiction (https://www.fnath.org/actualites/la-fnath-met-en-place-une-campagne-de-prevention-des-addictions/).

2019.03.04.Préventions des addictions

La FNATH s’inquiète du sort qui sera réservé aux blessés lors des manifestations !

Alors que l’on ne peut que se réjouir de la diminution du nombre des  accidentés de la route, la FNATH, association des accidentés de la vie, s’inquiète du nombre croissant de blessés au cours des manifestations issues de la crise sociale qui affecte notre pays depuis déjà plusieurs semaines, et du sort qui leur sera réservé.

 On parle de près de 3000 blessés, parfois très gravement.

S’agissant des forces de l’ordre, des journalistes, des commerçants ou salariés sur leur lieu de travail, ce sont des accidents du travail qu’il faut instruire, avec des reconnaissances et indemnisations différentes et, en tout cas, difficilement complètes en raison des régimes d’affiliation.

S’agissant des passants ou des manifestants blessés, il n’est pas simple de s’y retrouver. Les assureurs refusent parfois d’indemniser, arguant d’un prétendu caractère illégal lié aux circonstances.

Certains blessés projettent d’engager la responsabilité de l’Etat dénonçant la disproportion des moyens employés par les forces de l’ordre. Procédures longues et aléatoires.

Quoi qu’il en soit, se pose rapidement la question de l’après. Les personnes gravement blessés lors des manifestations qui garderont des séquelles, risquent d’être confrontées, en plus, à une incapacité de reprendre normalement leurs activités professionnelles.

Prise en charge et couverture sociale, assurantielle, conséquences professionnelles, autant de questions sur lesquelles la FNATH peut apporter  des réponses grâce à son expertise historique.

Pour bien commencer 2019 et présenter ses bons vœux aux assurés sociaux, le Gouvernement augmente le reste à charge des plus malades !

La FNATH, Association des accidentés de la vie, demande au Gouvernement de clarifier instamment sa politique d’accès aux soins et de revenir sur des mesures qui augmentent le reste à charge pour les malades et les victimes du travail.

Alors que le discours de la Présidence est encore dans toutes les têtes, le Gouvernement a fait publier, ce vendredi, un décret qui va fixer à 24€ (contre 18€ actuellement) la participation à charge de certains malades pour des actes lourds à l’hôpital. Lors de la présentation de ce texte à  la Caisse nationale d’assurance maladie et la FNATH avait déjà voté Contre.

Le coût de cette nouvelle mesure est estimé à 40 millions d’euros par an, d’après les organismes complémentaires santé qui ont dénoncé une mesure « injuste » pouvant entraîner une augmentation des cotisations pour compenser ces prises en charge par les mutuelles.

Une fois encore ce sont les malades qui devront payer la facture de l’hôpital déficitaire.

Alors que nous attendons le résultat de la mesure « reste à charge zéro » pour le dentaire, les lunettes, et les audioprothèses qui sont présentées comme des avancées pour les assurés sociaux, le Gouvernement profite de la « trêve des confiseurs » pour publier un décret, dans la plus grande discrétion, qui risque encore d’entraîner une hausse des cotisations versées par les assurés à leurs complémentaires.

Manque flagrant de cohérence dans la politique d’accès aux soins des malades et des assurés sociaux : d’un côté on annonce une fin du reste à charge pour le dentaire, les lunettes et l’auditif, d’un autre on continue à multiplier les franchises médicales et augmenter la participation des assurés au paiement de leurs dépenses de santé.

Pour rappel, la FNATH et France Assos Santé avaient déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de l’arrêté du 21 décembre 2017 qui a augmenté, depuis le 1er janvier 2018, le forfait journalier hospitalier (FJH) de 18 € à 20 € (15 € pour la psychiatrie).

La FNATH demande au Gouvernement de retirer le décret qui fixe à 24€ (contre 18€ actuellement), la participation forfaitaire due par l’assuré pour certains actes lourds à l’hôpital. A défaut, elle appelle toutes les associations de malades concernées ou de lutte contre la précarité à saisir le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de ce décret.

Lire le communiqué de presse : « Pour bien commencer 2019 et présenter ses bons vœux aux assurés sociaux, le Gouvernement augmente le reste à charge des plus malades !

Les accidentés de la vie, une nouvelle fois laissés pour compte, Monsieur le président ?

L’Association des accidentés de la vie, FNATH, consciente de l’extrême gravité dans laquelle se trouve le pays, appelle le président de la République à faire cesser les violences et l’impasse sociale qui est celle de la France depuis plus de 30 ans.

Elle demande à Emmanuel Macron de ne pas oublier de consulter les associations qui luttent, sur le terrain, contre la précarité sociale, pour la prévention de la désinsertion sociale des victimes du travail, des personnes en situation de handicap et des pensionnés de l’invalidité.

Les personnes en situation de handicap, les accidentés de la vie et leurs familles subissent, elles aussi, depuis des décennies et des décennies, des situations de discriminations professionnelle et sociale. Elles sont contraintes de vivre dans une société qui n’est pas accessible pour elles, se trouvent confrontées à un chômage deux fois supérieur à la moyenne nationale, ne bénéficient pas du droit à l’instruction comme tous les autres enfants, et souffrent de multiples inégalités notamment dans l’accès aux soins. Il en est de même pour les victimes du travail et les pensionnés de l’invalidité sur le dos desquelles des économies budgétaires sont réalisées alors qu’elles vivent le plus souvent sous le seuil de pauvreté.

Depuis 30 ans, et malgré les rapports officiels qui le demandent, les pouvoirs publics refusent d’améliorer l’indemnisation des victimes du travail qui sont, le plus souvent, licenciées pour inaptitude et auxquelles il est versé un capital ou une rente trimestrielle de misère comme solde de tout compte pour avoir perdu leur santé au travail. Pourtant ce régime n’a pas été revu depuis la fin du 19ème siècle à l’époque de Zola !!!

Il est urgent, aujourd’hui, que la construction des politiques sociales et d’inclusion soient revues, sans délai, pour que les aspirations des personnes soient réellement et pleinement comprises, prises en compte et respectées.

Il faut sortir de la politique du mépris et des décisions cyniques qui plongent les familles et les personnes dans le désespoir social.

La FNATH formule 25 propositions, dont un certain nombre reprises d’un récent rapport de l’IGAS sur la prévention de la désinsertion professionnelle et demande instamment que l’indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles soit, enfin, réformée.

C’est précisément dans ces périodes que le « vivre ensemble », la citoyenneté et la dignité, permettront de sortir de cette crise politique et sociale majeure.

Lire le communiqué de presse : « Les accidentés de la vie, une nouvelle fois laissés pour compte, Monsieur le président ? »

 

 

 

Reste à charge zéro : une réalité proche ?

Notre attente d’usager est forte face à la promesse d’Emmanuel Macron d’un « reste à charge zéro », c’est-à-dire sans frais pour les usagers, concernant les prothèses dentaires, les audio-prothèses et les lunettes. Ces trois secteurs génèrent aujourd’hui des restes à charge élevés et de ce fait des renoncements aux soins.

Alors qu’un accord vient d’être finalisé sur le dentaire, avec la signature d’une nouvelle convention entre l’Union nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) et deux syndicats dentaires représentatifs (CNSD et Union dentaire), les négociations sont encore en cours entre les pouvoirs publics et les syndicats d’opticiens ainsi que d’audio-prothésistes.

DE RÉELLES AVANCÉES EN DENTAIRE

Trois paniers de soins seront proposés pour les prothèses dentaires :

  • un panier « reste à charge zéro » , c’est-à-dire sans aucun frais à la charge de l’usager après remboursement par l’assurance maladie obligatoire et sa complémentaire santé,
  • un panier à tarifs maîtrisés,
  • et un panier à tarifs libres.

Le panier « reste à charge zéro »  garantit des prothèses esthétiques et de qualité, avec des couronnes céramo-métalliques pour toutes les dents visibles (première pré-molaire incluse).

En outre l’objectif de prévention est assuré avec une revalorisation des soins conservateurs qui restent sans frais pour l’usager.

UNE VIGILANCE LÉGITIME DANS L’OPTIQUE

La Direction de la Sécurité sociale du ministère de la Santé, qui orchestre les négociations, prévoit dans l’offre «  »reste à charge zéro » « une certaine variété de montures proposées (50 pour les adultes et 30 pour les enfants), avec la possibilité de dissocier les montures et les verres pour permettre à ceux qui souhaitent choisir d’autres montures de bénéficier néanmoins des verres sans reste à charge. Tous les devis devront inclure une offre «  »reste à charge zéro » ».

Elle propose par ailleurs d’abaisser le plafond de remboursement des montures à 100 euros dans un premier temps puis à 85 euros à terme. Cette proposition n’est pas acceptable en l’état, sans garantie d’un alignement du
plafond de remboursement des montures sur le prix moyen du marché. Cette baisse du remboursement doit aussi être accompagnée d’un engagement des complémentaires santé à maîtriser l’évolution de leurs cotisations.

DES CRAINTES CONCERNANT LES AIDES AUDITIVES

S’il a été obtenu des professionnels des engagements importants en matière de qualité des appareils et d’évaluation des pratiques, les résultats des négociations semblent à ce jour trop maigres s’agissant de l’enjeu essentiel de l’encadrement des prix.

Les retours d’expérience en vie réelle qui remontent de nos associations montrent que peu de porteurs d’audioprothèses ont recours à des réglages au-delà de la première année, alors même qu’ils paient systématiquement une prestation de réglage/suivi sur plusieurs années. Les représentants des usagers soutiennent, depuis le début des négociations, le raccourcissement à un an de cette prestation de réglage/suivi dans le forfait d’achat initial, en laissant ensuite la liberté d’un suivi prolongé dans le cadre d’un forfait renouvelé chaque année pour les usagers qui en ont besoin.

NON AU RISQUE INFLATIONNISTE DES COMPLEMENTAIRES SANTE

La réforme du « reste à charge zéro » repose sur des efforts mutuels de tous les acteurs. Mais l’objectif du «  »reste à charge zéro » « ne saurait être atteint au prix, paradoxal, d’une surcharge financière pour les usagers via une inflation du montant de leurs primes d’assurance complémentaire santé.

Afin de veiller collectivement à ces points de vigilance dans l’application des nouvelles dispositions négociées, ne serait-il pas temps d’intégrer les représentants des usagers, qui jusqu’à présent n’ont pas été directement impliqués dans les négociations, en créant un observatoire où ils seraient présents.

Par ailleurs, il est urgent d’intégrer France Assos Santé à toutes les négociations.

Lire le communiqué de presse : « Reste à charge zéro » : Une réalité proche »

Droit à compensation Une proposition de loi, décevante, qui doit être fortement enrichie

Le droit à compensation, grande avancée de la loi handicap 2005, n’a depuis cette date jamais évolué, malgré les dysfonctionnements nombreux et les revendications portées par les associations. La proposition de loi du député Philippe Berta inscrite à l’ordre du jour aujourd’hui à l’Assemblée nationale donne l’occasion, pour la première fois, depuis 12 ans de débattre de ce droit à compensation. Pour cette raison, la FNATH regrette son contenu, et en particulier un article qui ne cherche qu’à gagner du temps dans l’application du droit à compensation, et demande le lancement d’un grand chantier afin de l’enrichir substantiellement pour améliorer concrètement et rapidement la vie des personnes handicapées.

La proposition de loi sur le droit à compensation débattue ce jour à l’Assemblée Nationale ne comporte que deux articles. Sur les deux articles qu’elle comporte, seul celui relatif à la suppression des barrières de l’âge répond véritablement à une demande des associations. Le second article ne constitue en rien une avancée puisqu’il vient temporiser l’application sur l’ensemble du territoire d’une disposition prévue par la loi de 2005 et non mise en œuvre, concernant un point essentiel sur lequel les personnes handicapées ne peuvent plus attendre : le reste à charge. La FNATH demande donc de revoir fortement la rédaction de cet article.

Si la FNATH salue la volonté du député Philippe Berta de faire évoluer le droit à compensation, elle souhaite que le débat parlementaire, avant l’adoption définitive de cette proposition de loi, permette de l’améliorer substantiellement.

La FNATH demande ainsi l’ouverture d’un grand chantier par le Gouvernement, pour co-construire les aménagements nécessaires de nature législative ou réglementaires, afin de répondre pleinement aux besoins des personnes handicapées et d’apporter de véritables mesures : l’élargissement des besoins couverts par la PCH (activités ménagères, aides à la parentalité, aides à la communication etc.), la revalorisation immédiate des tarifications de tous les besoins (aides humaines, techniques etc.), l’élargissement des critères d’éligibilité à la PCH, une véritable PCH pour les personnes de moins de 20 ans, la suppression de la barrière d’âge à 60 ans