Enquête « Addictions en situation de rupture professionnelle »

La FNATH, association des accidentés de la vie, mène une campagne de prévention des addictions à destination des personnes en situation de rupture d’emploi (chômage et arrêt de travail longue durée).

Elle diffuse aujourd’hui la synthèse d’une enquête visant à mieux connaître
le lien entre rupture professionnelle et consommations addictives.

Avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé, le ministère de l’Action et des Comptes Publics et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, et avec l’appui d’un comité d’experts*, la FNATH a entrepris d’interroger
cette problématique de santé publique pour une campagne de prévention ciblée.

Premier outil de la campagne, un questionnaire a été élaboré et diffusé par la FNATH et relayé par des partenaires.

Objectif principal : analyser le lien entre la situation vis-à-vis de l’emploi et le niveau de consommation et de dépendance aux substances psychoactives et l’accompagnement éventuel dont les personnes ont bénéficié.

Les points essentiels de l’enquête :

  • Pour 58 % des répondants, la consommation de substances est en augmentation depuis le changement de situation professionnelle
  • 63 % estiment que cette consommation leur pose problème
  • Parmi les substances psychoactives consommées, les médicaments contre la douleur (morphine, opium, codéine) occupent la première place (55 %)
  • L’âge de la première consommation concernant les traitements contre l’anxiété et la douleur est très corrélé à la situation de rupture d’emploi des répondants
  • Près d’un tiers des répondants déclare n’avoir parlé de leur consommation avec personne
  • Pour 60 % des répondants un échange sur le sujet est envisageable avec un médecin

    Analyse de l’enquête sur fnath.org

Avertissement
L’enquête a été réalisée via un questionnaire diffusé en ligne du 30 janvier au 29 avril 2019 sur le site de la FNATH et de ses partenaires (questionnaire comportant une quinzaine de questions, élaboré par la FNATH et un comité d’experts).

  • 204 personnes ont répondu spontanément à ce questionnaire
  • 55 % d’hommes / 45 % de femmes
  • 60 % des répondants ont + de 50 ans
  • 79 % ont un handicap
  • 48 % d’employés et 26 % d’ouvriers
  • 43 % sont au chômage ou en arrêt maladie depuis 3 ans ou plus
  • 59 % sont des polyconsommateurs

*Comité d’experts : Pôle Emploi / ANPAA / OPPELIA / Fédération Addiction / CSAPA Centre hospitalier Sainte-Anne (Paris 14e) / ADIXIO / MNCP / SNC /

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Cliniques privées : des facturations abusives dans un établissement sur deux !

Une étude menée par la Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), du 1er juillet 2017 au 30 septembre 2018 auprès de 200 établissements de santé privés à but lucratif, révèle que 50% d’entre eux pratiquent des tarifications abusives : forfaits pour démarches administratives, forfaits ambulatoires, facturation abusive de chambres particulières, appels surtaxés.

Ces pratiques avaient été signalées dès 2012 par le CISS (devenu France Assos Santé), la FNATH et l’UNAF. Signalement qui faisait suite à une première alerte lancée par les associations agréées de consommateurs : Familles Rurales, la Confédération Syndicale des Familles, UFC-Que Choisir et la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie).

Nous avions notamment interpellé la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) sur les forfaits administratifs facturés par les cliniques VITALIA (devenues ELSAN). La CNAM avait alors fait un rappel à la loi.

Force est de constater aujourd’hui que ces pratiques, loin d’avoir cessées, se sont au contraire développées et généralisées. Tous les grands groupes ainsi que des cliniques indépendantes pratiquent désormais des facturations abusives.

Seules les exigences particulières demandées expressément par écrit par les patients peuvent être facturées en sus des prestations habituelles de soins et de séjour. Elles doivent, en outre, être exceptionnelles et ne pas être couvertes par les tarifs de prestations de l’établissement. L’enquête de la DGCCRF révèle que le forfait administratif est systématiquement
proposé au patient, et qu’il lui est très régulièrement facturé.

Cette facturation représenterait un montant annuel moyen de 50 000 euros par établissement, générant ainsi des restes à charge supplémentaires pour les patients.

L’étude met en lumière les stratégies déployées par les établissements qui intègrent dans ce forfait administratif global une multitude de prestations, légales et illégales, créant une opacité qui rend difficile la caractérisation de la fraude.

France Assos Santé réclame des mesures urgentes pour enfin faire cesser ces pratiques frauduleuses au détriment des patients.

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Communiqué interassociatif – 22 mai 2019 CLCV / La CSF / Familles Rurales / FNATH / France Assos Santé / UNAF —

Contacts presse :
Antoine Henry (France Assos Santé) – 01 40 56 94 42 / 06 18 13 66 95 – ahenry@france-assos-sante.org
Niki Vouzas (Familles Rurales) – 06 49 49 75 17 – niki.Vouzas@famillesrurales.org
Aminata Kone (La CSF) – akone@la-csf.org

Paul François gagne son procès contre le géant du pesticide

La FNATH salue le long combat judiciaire que Paul François a mené, depuis 2007, sans aucune aide de l’Etat, contre le géant des pesticides.

C’est une constante française, depuis le Distilbène, en passant par l’amiante ou les perturbateurs endocriniens, que de laisser seules, par cynisme économique ou absence de courage politique, les victimes de drames sanitaires, professionnels et environnementaux.

L’ironie est telle, en l’occurrence, qu’il y a quasiment un an, le Gouvernement annonçait avoir missionné l’INSERM et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), pour qu’ils fournissent une étude actualisée des liens entre pathologies et exposition professionnelle aux pesticides…

Les auteurs du rapport soulignaient l’inadaptation du système d’indemnisation des victimes aux pesticides, en particulier, mais aussi de toutes les victimes du travail, en général : des tableaux de maladies professionnelles inadaptés, une indemnisation forfaitaire et non intégrale, un système complémentaire d’indemnisation peu clair et hétérogène et un parcours souvent très compliqué pour les victimes.

La FNATH appelait la nécessité de revoir rapidement les tableaux de maladies professionnelles et d’améliorer le dispositif actuel de prévention et de lutte contre les pesticides entre autres.

Concernant l’indemnisation, la FNATH demandait l’ouverture d’une réflexion globale sur l’indemnisation de toutes les victimes du travail, dont de multiples rapports ont souligné l’inadaptation.

Depuis cette date, rien n’a bougé !

Bien sûr ce n’est pas mieux pour les victimes environnementales !

Si l’heure est donc à la célébration du combat de « David contre Goliath », la FNATH dénonce une politique qui fait de la lâcheté contre les lobbies et les grands groupes industriels et de l’abandon concomitante des victimes un « sport national » !

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La FNATH engage une campagne de prévention des addictions pour les personnes en rupture professionnelle, au chômage ou en arrêt de travail

Appel à projet lancé par le Ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM)

Dans le cadre d’un appel à projet lancé par le Ministère de la Santé et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), la FNATH engage une campagne de prévention à destination des personnes sans emploi, qu’il s’agisse de personnes au chômage ou en arrêt de travail de longue durée. Des brochures à l’attention des victimes et des personnels en situation d’accueil seront diffusées à l’issue de cette campagne par la FNATH.

Des périodes sans activité susceptibles de provoquer ou de renforcer tous types d’addictions

Ces périodes sans activité sont susceptibles de provoquer ou de renforcer tous types d’addictions. Il peut s’agir d’une addiction aux médicaments, avec des traitements pris après un accident, de travail ou de la vie courante, ou pour une maladie, d’origine professionnelle ou non. Mais aussi bien d’addictions à d’autres produits tels que le tabac ou l’alcool voire aux jeux vidéo ou d’argent. De telles addictions entraînent de nombreuses difficultés sociales, familiales, sur la santé, et donc rendent un retour à l’emploi encore plus compliqué.

Peu de données et d’information basées sur le vécu de ces personnes sont actuellement disponibles

Peu de données et d’information basées sur le vécu de ces personnes sont actuellement disponibles. C’est pourquoi, avec l’aide d’autres acteurs qui interviennent dans le domaine de l’addiction et de l’emploi, la FNATH a mis en place sur son site internet un questionnaire dont l’objectif est d’identifier le lien avec la perte et/ou l’éloignement de leur emploi et leur addiction (https://www.fnath.org/actualites/la-fnath-met-en-place-une-campagne-de-prevention-des-addictions/).

2019.03.04.Préventions des addictions

La FNATH s’inquiète du sort qui sera réservé aux blessés lors des manifestations !

Alors que l’on ne peut que se réjouir de la diminution du nombre des  accidentés de la route, la FNATH, association des accidentés de la vie, s’inquiète du nombre croissant de blessés au cours des manifestations issues de la crise sociale qui affecte notre pays depuis déjà plusieurs semaines, et du sort qui leur sera réservé.

 On parle de près de 3000 blessés, parfois très gravement.

S’agissant des forces de l’ordre, des journalistes, des commerçants ou salariés sur leur lieu de travail, ce sont des accidents du travail qu’il faut instruire, avec des reconnaissances et indemnisations différentes et, en tout cas, difficilement complètes en raison des régimes d’affiliation.

S’agissant des passants ou des manifestants blessés, il n’est pas simple de s’y retrouver. Les assureurs refusent parfois d’indemniser, arguant d’un prétendu caractère illégal lié aux circonstances.

Certains blessés projettent d’engager la responsabilité de l’Etat dénonçant la disproportion des moyens employés par les forces de l’ordre. Procédures longues et aléatoires.

Quoi qu’il en soit, se pose rapidement la question de l’après. Les personnes gravement blessés lors des manifestations qui garderont des séquelles, risquent d’être confrontées, en plus, à une incapacité de reprendre normalement leurs activités professionnelles.

Prise en charge et couverture sociale, assurantielle, conséquences professionnelles, autant de questions sur lesquelles la FNATH peut apporter  des réponses grâce à son expertise historique.

Pour bien commencer 2019 et présenter ses bons vœux aux assurés sociaux, le Gouvernement augmente le reste à charge des plus malades !

La FNATH, Association des accidentés de la vie, demande au Gouvernement de clarifier instamment sa politique d’accès aux soins et de revenir sur des mesures qui augmentent le reste à charge pour les malades et les victimes du travail.

Alors que le discours de la Présidence est encore dans toutes les têtes, le Gouvernement a fait publier, ce vendredi, un décret qui va fixer à 24€ (contre 18€ actuellement) la participation à charge de certains malades pour des actes lourds à l’hôpital. Lors de la présentation de ce texte à  la Caisse nationale d’assurance maladie et la FNATH avait déjà voté Contre.

Le coût de cette nouvelle mesure est estimé à 40 millions d’euros par an, d’après les organismes complémentaires santé qui ont dénoncé une mesure « injuste » pouvant entraîner une augmentation des cotisations pour compenser ces prises en charge par les mutuelles.

Une fois encore ce sont les malades qui devront payer la facture de l’hôpital déficitaire.

Alors que nous attendons le résultat de la mesure « reste à charge zéro » pour le dentaire, les lunettes, et les audioprothèses qui sont présentées comme des avancées pour les assurés sociaux, le Gouvernement profite de la « trêve des confiseurs » pour publier un décret, dans la plus grande discrétion, qui risque encore d’entraîner une hausse des cotisations versées par les assurés à leurs complémentaires.

Manque flagrant de cohérence dans la politique d’accès aux soins des malades et des assurés sociaux : d’un côté on annonce une fin du reste à charge pour le dentaire, les lunettes et l’auditif, d’un autre on continue à multiplier les franchises médicales et augmenter la participation des assurés au paiement de leurs dépenses de santé.

Pour rappel, la FNATH et France Assos Santé avaient déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de l’arrêté du 21 décembre 2017 qui a augmenté, depuis le 1er janvier 2018, le forfait journalier hospitalier (FJH) de 18 € à 20 € (15 € pour la psychiatrie).

La FNATH demande au Gouvernement de retirer le décret qui fixe à 24€ (contre 18€ actuellement), la participation forfaitaire due par l’assuré pour certains actes lourds à l’hôpital. A défaut, elle appelle toutes les associations de malades concernées ou de lutte contre la précarité à saisir le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de ce décret.

Lire le communiqué de presse : « Pour bien commencer 2019 et présenter ses bons vœux aux assurés sociaux, le Gouvernement augmente le reste à charge des plus malades !