Après le glyphosate, après le chlordécone et bien d’autres ; la chloridazone

Un pesticide utilisé en grande quantité

La chloridazone est un produit pesticide qui a été utilisée principalement dans la culture des betteraves. Il est interdit depuis deux ans….

Pourtant, des taux anormaux de cet herbicide ont été retrouvés dans des points d’eau potable, principalement dans les Hauts de France ou il était utilisé en grande quantité sans mesure de précaution.

Cette situation qui entraîne la coupure du réseau d’eau potable dans plusieurs communes de l’Aisne et de l’Oise pour une période annoncée d’au moins 6 mois laisse beaucoup de questions en suspens !

Des conséquences pour la santé

On craint bien sûr des conséquences sur la santé des habitants, et on peut légitimement s’inquiéter quand on connait les dégâts causés par une exposition aux pesticides (cancers de la prostate, ovaires, poumons, lymphomes…).

Combien de morts, combien de victimes, combien de vies brisées, combien de familles éplorées faudra-t-il pour qu’enfin cela cesse ???

La FNATH, forte de ses 100 ans d’existence et de ses 100 000 adhérents est et sera toujours aux côtés des victimes.

Nos services juridiques nationaux et de proximité sont à votre disposition pour toute information.

Retraites : Les revendications de la FNATH

La FNATH souhaite, dans le cadre de la réforme des retraites, faire entendre la voix de ses adhérents et de leurs familles, accidentés, handicapés,  malades et invalides qu’elle accompagne et défend au quotidien.

Il s’agit de personnes qui, du fait de leur accident de la vie, vivent de longues périodes d’inactivité, des parcours professionnels « hachés » ou qui se terminent souvent dès qu’elles franchissent la barre des 50 ans, en raison notamment de leur usure liée à leurs conditions de travail.

La FNATH n’a pas vocation à se prononcer sur l’ensemble des questions soulevées par la réforme des retraites et elle souhaite rester en dehors du débat politique étant une organisation précisément « apolitique ».

Certes s’agissant de l’âge pivot tel qu’il est posé dans le débat actuellement, la FNATH ne peut se satisfaire de cette réponse sociale qui ne peut, par sa nature et sa construction même, répondre aux situations de vie professionnelle des personnes qu’elle accompagne.

On sait pertinemment que les plus usés par des expositions aux pénibilités présentent des difficultés avant l’âge de 55 ans.

On rappellera, à cet égard, la proposition du Rapport BERARD-OUSTRIC-SEILLER de Janvier 2019, qui aurait mérité de devenir un sujet « phare » d’amélioration de la réforme des retraites : « …La gestion des fins de carrière professionnelle et des périodes de transition vers la retraite doit constituer un enjeu de la future réforme des retraites…. ».

Mais au-delà de la discussion sur l’opportunité de « l’âge pivot », la FNATH constate que les réponses politiques de ces 10 dernières années restent très en-deçà des attentes, s’agissant de la prise en compte de la pénibilité, de la retraite anticipée des personnes handicapées ou présentant une problématique de santé, des carrières longues, et de l’égalité en matière de droits à la retraite.

Force est de constater que le projet de réforme de 2020 ne proposait aucune amélioration notable aux dispositifs de retraite anticipée ; si les dispositifs carrières longues, retraite anticipée pour les personnes handicapées, retraite pour inaptitude, étaient maintenus, les conditions d’accès et leurs régimes n’étaient pas modifiés.

Aucun progrès social, aucune mesure de justice sociale.

Pour autant en l’absence de texte sur lequel la FNATH présentera des amendements précis, elle souhaite, à ce stade, au-delà des constats, poser ses fondamentaux qui sont autant de lignes directrices.
Ces fondamentaux sont toujours identiques et tiennent à des situations d’injustice sociale et/ou de discrimination restées jusqu’ici sans réponse, à des manques ou des refus d’agir au plan politique.

Télécharger les revendications de la FNATH en matière de retraite

Premier cycle de concertation sur la réforme des retraites : Premières inquiétudes pour La FNATH

La FNATH découvre avec attention et inquiétude les premières pistes, très frileuses, de la prise en compte de la pénibilité et du travail des séniors, qui ont été présentées par le gouvernement concernant la future réforme des retraites.

Seul 33% des 60-64 ans était en emploi en 2021

Pour rappel seulement 56% des 55- 64 ans sont en emploi en 2021, et ce chiffre tombe à 33% pour les 60-64 ans. Il s’agit souvent de travailleurs usés, accidentés, malades ou en situation de handicap qui percevront une retraite tronquée, très souvent sous le seuil de pauvreté !

La FNATH demande que des efforts significatifs sur la prévention soient mis en place en actionnant les dispositifs prévus par la loi 2 août 2021 sur la prévention en santé au travail.

Pour un élargissement des critères pris en compte pour la pénibilité

Ainsi, les critères pris en compte pour la pénibilité doivent être revus et élargis. A cet égard, la FNATH demande la création d’une allocation de cessation d’activité anticipée pour pénibilité.

Une réflexion autour de France Travail doit conduire à des dispositifs d’accompagnement pour favoriser l’emploi des séniors.

Prise en compte des patients en ALD ou maladies professionnelles

Il en va de même pour de nombreux patients en ALD ou maladies professionnelles qui ont une espérance de vie significativement plus faible (cancer, sclérose en plaque, maladies rénales…) ; des dispositifs permettant un départ en retraite anticipée doivent être inclus dans la négociation.

Enfin, il convient de mieux prendre en compte les carrières professionnelles fragilisées par le handicap et la maladie chronique dans le calcul des droits à retraite.

La FNATH enverra dès lundi ses propositions aux ministères concernés afin que les personnes malades, accidentées ou handicapées n’aient plus à subir cette double peine de la maladie ou handicap et de la précarité.

Voir aussi :

Réforme des retraites : Et si on parlait pénibilité et justice sociale…

Procès en appel de France Télécom

Les organisations syndicales et les associations de victimes, et leurs avocats, vous invitent à un point presse le vendredi 30 septembre 2022.

A l’issue du rendu de l’arrêt de la Cour, en fin de matinée
Au café Le soleil d’Or, 15 boulevard du Palais.

Le procès de France Télécom, un outil pour l’ensemble de monde du travail !

Le procès de France Télécom Orange a été le résultat d’une mobilisation sociale exemplaire, sur le terrain des luttes au sein de l’entreprise Orange, sur le terrain judiciaire, pour que s’ouvre un procès pénal contre les dirigeant.e.s d’Orange et leurs méthodes particulièrement brutales de harcèlement managérial. Enfin sur le terrain de la réparation, nous avons obtenu une procédure d’indemnisation interne à l’entreprise, avec la reconnaissance d’un préjudice moral pour les victimes dans cette période : environ 1 800 dossiers ont été traités par une commission ad hoc, suivie par les organisations syndicales.

Arrêt de la Cour prévu le 30 septembre

Une mobilisation supplémentaire a encore été nécessaire à l’occasion du procès en appel de cet été, dont le rendu de l’arrêt de la Cour aura lieu le 30 septembre à 9h au Palais de Justice de Paris. Nous n’avons pas vraiment d’inquiétudes sur le fait que cet arrêt puisse infirmer les condamnations du jugement en première instance. Les débats ont été une nouvelle fois très vifs, et les arguments des prévenu.e.s sont restés figés dans un déni outrageant, qui a, encore une fois, choqué témoins et victimes dans ce moment de justice.

Nous sommes conscient.e.s que ce résultat ne pourra pas solder le passé, que les victimes sont légions et qu’elles n’ont pas eu toutes la force de demander réparation ou simplement de témoigner.

La crise sanitaire et sociale de France Télécom n’est pas un cas isolé dans le paysage français, tant la financiarisation, avec son cortège de restructurations incessantes, de précarisation et suppressions massives d’emplois, déshumanise le travail, jusqu’à ce qu’il perde son sens et que les salarié.e.s y perdent leur santé et même leur vie.

Mais si nous avons souhaité et obtenu une condamnation exemplaire, c’est pour que les dirigeant.e.s d’entreprises tenté.e.s par ces méthodes de management sachent désormais qu’ils et elles ne pourront agir impunément. Ce procès est une étape vers la fin des politiques d’entreprises qui sacrifient leurs salarié.e.s sur l’autel des profits indécents livrés au capitalisme financier

Confirmation, voire l’aggravation des condamnations

Nous attendons la confirmation, voire l’aggravation des condamnations, comme requis par le Ministère Public.

Au delà, nous souhaitons que cet arrêt historique débouche sur un travail parlementaire, pour une inscription dans la loi. Il faut reconstruire une démocratie du travail, et rétablir en premier lieu, les CHSCT, ainsi que les CE et les délégués du personnel dans toutes leurs prérogatives.

Associations signataires : ADSPro et FNATH
Organisations syndicales signataires : CFE-CGC, CFTC, CFDT, CGT, FOCom, SUD, Orange Ensemble, UNSA
Associations signataires : ADSPro (Association d’aide aux victimes et aux organisations confrontées aux Suicides et Dépressions professionnels), FNATH, Association des accidentés de la vie

Contacts :
• Sébastien CROZIER, Président du syndicat CFE-CGC Orange sebastien.crozier@orange.com – 06 86 27 32 72 – Twitter @sebcrozier
• Patrick Ackermann, SUD PTT, patrick.ackermann@proceslombard.fr – 06 81 23 33 84
• Pascale Abdessamad, SUD PTT, pascale.abdessamad@wanadoo.fr – 06 42 71 31 04
• Jacques Leroy, CFTC Orange, jacques.leroy@orange.com – 06 07 04 88 33
• Sylvie Frayssinhes, FO Com, sylvie.frayssinhes@orange.com – 06 86 55 01 74
• Rachel Beauséjour, CGT, rachel.beausejour@orange.com – 07 84 15 61 40
• Elisa Mistral, CFDT, elisa.mistral@orange.com, 06 86 08 05 84

Cancers du larynx et des ovaires en lien avec l’amiante

L’ANSES vient de rendre publique un rapport circonstancié et détaillé établissant le lien entre le cancer du larynx et le cancer des ovaires avec une exposition à l’amiante.

La publication des nouveaux tableaux de MP doit maintenant intervenir sans délai. La FNATH y veillera afin que les victimes afin que les victimes et/ou leurs familles puissent bénéficier d’une prise en charge et d’une indemnisation (caisses de sécurité sociale et/ou FIVA).

Rappelons, en effet, que pour le cancer du rein consécutif à une exposition au trichloréthylène, le Gouvernement avait mis 4 longues années à publier le tableau de MP permettant aux victimes professionnelles privant d’autant les victimes et leur famille d’indemnisation. !!

Les victimes peuvent d’ores et déjà s’adresser à la Fnath pour être accompagnées dans une reconnaissance via le « système complémentaire ».

La FNATH, forte de ses 100 000 adhérents et de ses 100 années d’expérience, se tient aux côtés des victimes pour faire valoir leurs droits.

Décès d’un travailleur dans les locaux de l’Assemblée nationale

Décès d’un travailleur dans les locaux de l’Assemblée nationale : La FNATH demande aux Parlementaires de réformer le système !!

La FNATH s’associe pleinement à la minute de silence qui a été partagée par les Parlementaires à l’Assemblée nationale après le décès d’un homme employé par une entreprise de sous-traitance dans un parking de l’institution.

La FNATH rappelle que tous les ans des milliers de travailleurs décèdent ou sont victimes d’un accident avec des séquelles graves qui les laissent handicapées.

Si cette « minute de silence » est bienvenue et légitime, l’Assemblée nationale devrait avoir le courage politique de faire des conditions de travail et de l’indemnisation des victimes du travail une de ses priorités et un de ses axes de travail.

La FNATH demande, depuis plus de 20 ans, une réforme en profondeur d’un système à bout de souffle, sclérosé et opaque qui continue à prétendre qu’il est efficace.

Prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles, c’est aussi améliorer en urgence un système d’indemnisation qui date de la fin du 19ème siècle et qui laisse les victimes dans l’indigence et fait supporter l’essentiel des dépenses à la collectivité.

 Pour la FNATH ce décès intervenu au sein des locaux de l’Assemblée nationale doit constituer un « électrochoc » face aux pouvoirs publics et les lobbies qui se refusent, depuis plus de 20 ans, à faire évoluer un système injuste et dépassé.

 Elle se tient à la disposition des parlementaires pour présenter ses propositions.