COVID 19. Reconnaissance et indemnisation des citoyens œuvrant pour la continuité des secteurs prioritaires

Si le mot d’ordre doit rester unité nationale et solidarité pour traverser l’épreuve du COVID-19, une priorité émerge :

La reconnaissance, la prise en charge et l’indemnisation de ceux, y compris bénévoles, qui chaque jour bravent leurs craintes fondées pour le bien de tous : la prise en charge des malades, la continuité des services dans notre pays, en faisant preuve d’un courage extraordinaire, pour certains hélas poussé au sacrifice.

La FNATH a adressé au Président de la République la proposition de création immédiate d’une Commission d’indemnisation.

La FNATH demande que « les soldats » qui œuvrent au front soient reconnus et récompensés pour leur courage quotidien par une législation spéciale et exceptionnelle, qui témoigne réellement de la reconnaissance de la Nation toute entière.

Consulter le communiqué de presse

Télécharger la proposition de la FNATH pour la création d’une Commission d’indemnisation COVID-19 

Covid-19 : L’Assurance Maladie étend le téléservice declare.ameli.fr aux personnes à risque élevé

Par un communiqué de presse du  17 mars 2020 la Caisse Nationale d’Assurance Maladie a annoncé que le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu un avis établissant des critères de vulnérabilité et permettant d’identifier des personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme
sévère de la maladie. Il s’agit des critères de vulnérabilité suivants :

  •  Femmes enceintes
  •  Maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…) ;
  •  Insuffisances respiratoires chroniques ;
  •  Mucoviscidose ;
  •  Insuffisances cardiaques toutes causes ;
  •  Maladies des coronaires ;
  •  Antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
  •  Hypertension artérielle ;
  •  Insuffisance rénale chronique dialysée ;
  •  Diabètes de type 1 insulinodépendant et diabète de type 2 ;
  •  Les personnes avec une immunodépression : pathologies cancéreuses et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur, personnes infectées par le VIH
  •  Maladie hépatique chronique avec cirrhose ;
  •  Obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable.

Afin de faciliter les démarches des personnes concernées, et de ne pas mobiliser les médecins de ville pour la délivrance de ces arrêts, l’Assurance Maladie étend, à compter du 18 mars, son téléservice de déclaration en ligne, declare.ameli.fr à cette nouvelle catégorie d’assurés.

Les personnes, dont l’état de santé le justifie, pourront ainsi se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.

Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.
Un arrêt de travail leur sera délivré sur cette base, une fois effectuées les vérifications nécessaires par le service médical de l’Assurance Maladie.

Cette procédure de déclaration sur le site concernera les salariés du régime général, les marins, les clercs et employés de notaire, les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs et agents contractuels de la fonction publique.

Elle ne concerne pas les autres régimes spéciaux, notamment les agents de la fonction publique.

Une téléprocédure ad hoc sera proposée par la MSA aux assurés du régime agricole.

Attention, « declare.ameli.fr » n’est pas un téléservice de déclaration des personnes présentant des symptômes du coronavirus ou infectées par cette maladie, ces derniers relevant d’un arrêt de travail prescrit par un médecin.

Lire le communiqué de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie

D’AZF ici il y a 19 ans à Lubrizol aujourd’hui, quelles mesures de sécurité ont été prises ?

Entre l’explosion de l’usine AZF et l’incendie du site Seveso Lubrizol, 19 ans se sont écoulés. A-t-on tiré les leçons de la catastrophe toulousaine pour gérer l’accident de Rouen ? Quelles mesures ont été prises ? C’est la question que pose « Dimanche en Politique » à ses invités, ce 13 octobre.

Sait-on mieux prévenir les risques majeurs ou y faire face lorsqu’ils se déclenchent ?
Faut-il bannir de nos villes les usines Seveso ?
On en débat cette semaine dans Dimanche en Politique.

Invités :
Pierre Cohen, Ancien maire de Toulouse, Ancien membre de la commission parlementaire AZF
Nadine Herrero, Présidente de la FNATH, association des accidentés de la vie
Pascal Dagras, Directeur en charge des risques industriel à la DREAL
Vincent Bounes, Directeur du SAMU 31

Explosion chimique de l’Usine LUBRISOL de Rouen

La FNATH, Association des accidentés de la vie et son Groupement de Haute-Normandie, qui militent, depuis des années, pour une véritable politique de prévention des risques industriels et environnementaux et pour l’adoption d’une législation sur le soutien et l’accompagnement des personnes et des familles dès l’accident, ne peut que déplorer l’incendie survenue à l’usine LUBRISOL de Rouen.

Après la catastrophe de l’usine AZF de 2001 où elle s’est particulièrement investie, la FNATH regrette que les leçons n’aient pas été apprises.

La FNATH réclame la plus grande transparence sur les analyses et enquête en cours.

Se pose la question de la dispersion des produits dangereux stockés dans cette usine Seveso 2 (produits chimiques, amiante, dioxine,…).

Des travailleurs, des pompiers, secouristes, des habitants,… ont respiré ces fumées. L’existence d’une contamination environnementale à grande échelle ne peut plus être niée.

Au-delà des enquêtes qui seront très longues, se pose la question première de la reconnaissance des préjudices d’ores et déjà subis tant matériel par les professionnels et notamment les agriculteurs, que physique ou psychologique sur l’ensemble de la population, et des effets à long terme que l’on peut redouter.

La FNATH, Association des accidentés de la vie et son service juridique rappelle que les salariés qui ont eu des malaises, ou subi des problèmes de santé en lien avec cette pollution en étant au travail, dépendent de la législation sur les accidents du travail.

La FNATH se tient à la disposition de toutes personnes victimes de cette pollution pour les informer de leurs droits.

Contact : Alain PLANTE

FNATH, Associations des accidentés de la vie

51 Boulevard de la Marne

76000 ROUEN

Tél.: 02 35 71 42 71

Mail: fnath.76@wanadoo.fr

 

Préjudice d’anxiété

La formation plénière de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation qui a examiné le 20 juin 2019 les recours déposés par 39 cheminots de la région marseillaise, 17 marins et 732 mineurs de Lorraine vient de confirmer la jurisprudence initiée par l’arrêt de l’assemblée plénière de la Cour du 5 avril dernier.

Pour les 39 cheminots et les 17 marins, constatant que le seul moyen mis en avant par la Cours d’Appel était le constat que ces salariés ne relevaient pas du dispositif de retraite anticipée amiante. La Cour de Cassation casse les arrêts et renvoie les demandeurs devant la Cour d’Appel d’Aix en Provence.

Pour les mineurs exposés à de nombreux cancérogène la Cour de Cassation précise : « En application des règles de droit commun régissant l’obligation de sécurité de l’employeur, le salarié qui justifie d’une exposition à une substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave et d’un préjudice d’anxiété personnellement subi résultant d’une telle exposition, peut agir contre son employeur pour manquement de ce dernier à son obligation de sécurité. », la Cour de Cassation casse l’arrêt de la Cour d’Appel de Metz et renvoie les demandeurs devant la Cour d’Appel de Douai.

Le collectif national, regroupant, autour des deux cabinets d’avocats Teissonnière- Lafforgue-Topaloff – Andreu d’une part et Thouvenin-Coudray-Grevy d’autre part, les associations nationales de victimes de l’amiante, l’Andeva et la Cavam, la Fnath, les syndicats de l’énergie CGT et le syndicat national des mineurs et du personnel du régime minier CFDT, se félicite de cette confirmation et de cette avancée.

L’arrêt du 5 avril 2019 concernait des agents d’EDF dont le préjudice d’anxiété avait été reconnu par la Cour d’Appel de PARIS.

Les arrêts du 11 septembre 2019 concernent les demandeurs qui avaient été déboutés par leurs Cours d’Appel respectives.

Ces arrêts ouvrent des perspectives nouvelles pour tous les salariés exposés non seulement à l’amiante mais encore à toutes « substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave », quel que soit leur statut ou celui de leur entreprise.

Ce préjudice peut être reconnu si ces personnes démontrent d’une part qu’elles ont été exposées à des « substances nocives ou toxiques générant un risque élevé de développer une pathologie grave », que ces expositions résultent d’une faute de l’employeur et d’autre part démontrent la réalité de leur anxiété.

La Cour de Cassation après avoir cité des témoignages de mineurs considère que la Cour d’Appel de Metz n’a pas démontré que l’employeur : «…avait effectivement mis en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, telles que prévues aux articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail… »

Cette décision répare une injustice et devrait permettre de faire avancer la prévention dans les entreprises.

Nous invitons tous les salariés à contacter les associations et syndicats locaux ou régionaux adhérents aux organisations appelantes

Campagne de prévention des addictions de la FNATH

Analyse de l’enquête de la FNATH sur l’addiction des personnes en situation de rupture professionnelle.

Quel lien entre rupture professionnelle et consommations addictives ?

  •  Pour 58 % des répondants, la consommation de substances est en augmentation depuis le changement de situation professionnelle
  •  63 % estiment que cette consommation leur pose problème
  • Parmi les substances psychoactives consommées, les médicaments contre la douleur (morphine, opium, codéine) occupent la première place (55 %)

Viennent ensuite le tabac (37 %), l’alcool (28 %), les médicaments contre l’anxiété (19 %), autres produits (16 %), cannabis (6%), cocaïne, crack, ecstasy, LSD, amphétamines (3 %).

  •  L’âge de la première consommation concernant les traitements contre l’anxiété et la douleur est très corrélé à la situation de rupture d’emploi des répondants
  • Près d’un tiers des répondants déclare n’avoir parlé de leur consommation avec personne

 Découvrez tous les résultats de l’enquête…

Institutions ou entreprises accueillant un public fragilisé, découvrez notre brochure : « Les risques d’addiction pour les personnes en rupture professionnelle »

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Faire face à la dépendance : Comment se faire aider ?

Vers qui se tourner pour réduire les risques, prendre le contrôle de sa ou ses consommations et retrouver ainsi sa liberté ?

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