La FNATH salue une décision qui renforce les droits des salariés et reconnaît la réalité de la maladie

La FNATH se félicite de l’arrêt rendu le 10 septembre 2025 par la Cour de cassation. Cette décision consacre le droit, pour tout salarié qui se trouve en arrêt maladie pendant ses congés payés, de reporter ces congés.

Mise en conformité du droit français avec le droit européen

En confirmant la conformité du droit français avec le droit européen, la Cour rappelle une évidence trop souvent contestée. Être malade n’est pas une faute. C’est une situation qui appelle à la protection et non à la sanction.

La haute juridiction souligne que le congé payé a pour finalité le repos, la détente et les loisirs, tandis que l’arrêt maladie permet au salarié de se rétablir d’un problème de santé. Ces deux droits n’ont pas la même fonction et ne peuvent se confondre. Puisque la maladie empêche de se reposer, il est juste et nécessaire que les congés payés soient reportés lorsque le salarié se trouve en arrêt de travail.

Une décision vient rappeler avec force que les salariés ont des droits

Dans le contexte politique actuel où les assurés sociaux sont régulièrement pointés du doigt et rendus responsables de tous les déséquilibres, cette décision vient rappeler avec force que les salariés ont des droits. La maladie ne peut être un motif de stigmatisation !

La FNATH continuera à défendre la dignité et les droits de toutes les personnes accidentées de la vie et des malades. Elle appelle à renforcer une protection sociale fondée sur la justice et sur la solidarité.

Le Gouvernement (presque) sortant choisit de faire payer les malades pour épargner les riches

La Fédération des mutuelles de France et la FNATH – Association des accidentés de la vie – dénoncent les projets de décrets du gouvernement visant à augmenter les franchises et forfaits médicaux et à restreindre l’accès à l’Aide médicale d’État.

Ces décisions, prises à quelques jours de sa probable démission et sans aucune concertation démocratique avec les représentants des patients, des mutuelles, les associations et les syndicats, traduisent un choix politique clair : faire porter l’effort financier sur les malades chroniques, les accidentés de la vie, les familles modestes et les personnes en situation de précarité. Cela pour épargner les plus hauts revenus et les patrimoines les plus importants qui pourraient pourtant être aussi sollicités pour financer nos biens communs.

En augmentant le reste à charge, le gouvernement ne responsabilise pas : il punit. Les plus fragiles se voient contraints de renoncer à des soins essentiels, tandis que les plus riches échappent à tout effort de solidarité supplémentaire. C’est une injustice sociale criante et une politique de santé inégalitaire et inconséquente.

De même, le durcissement de l’accès à l’Aide médicale d’État constitue une double faute : morale, parce qu’il abandonne des personnes en situation de grande vulnérabilité, et sanitaire, parce qu’il met en danger la santé publique en organisant le renoncement aux soins.

La Fédération des mutuelles de France et la FNATH refusent une politique qui fracture encore davantage notre société en opposant les malades aux bien-portants, les pauvres aux riches, les Français aux étrangers. Nous exigeons le retrait de ces projets injustes et l’ouverture d’une véritable concertation sur le financement solidaire de notre système de santé.

La santé n’est pas un privilège : c’est un droit humain fondamental. La protection sociale n’est pas une  charge : c’est un des piliers de notre société. Sacrifier l’une et l’autre au nom de l’austérité budgétaire, tout en préservant les plus privilégiés, est une faute.

 

Les Mutuelles de France, actrices engagées du mouvement mutualiste, militent pour une société solidaire et inclusive. Dans l’intérêt général, ses mutuelles et ses établissements de soins, à but non lucratif, agissent pour l’égalité des droits et une protection sociale de haut niveau pour toutes et tous. Elles contribuent à un accès universel à la santé tout au long de la vie. • La FMF regroupe 49 groupements mutualistes, dont 34 mutuelles complémentaire-santé et prévoyance et 15 unions et mutuelles. Elle est membre de la Fédération Nationale de la Mutualité Française depuis l’unification du mouvement mutualiste en 2002

La FNATH dénonce la méthode du gouvernement

La FNATH dénonce la méthode employée par le gouvernement, qui tente de faire adopter en pleine période estivale trois décrets particulièrement défavorables aux usagers du système de santé. Ces décrets relatifs aux franchises médicales et participations forfaitaires vont accroitre de manière particulièrement injuste les restes à charge pesant sur les malades.

Le Ministère, via la DSS, vient de saisir le Conseil de la Cnam, dont la FNATH est membre, sur ces trois projets de décrets et ce avant même le débat parlementaire sur le PLFSS.
Les délais imposés au Conseil sont volontairement restreints, empêchant tout débat sérieux et approfondi. Or, la discussion et la confrontation des points de vue sont essentielles au bon fonctionnement démocratique de cette instance.

De plus, il est illusoire de penser que la DSS puisse, seule, répondre à toutes les interrogations légitimes des membres du Conseil. Nous exigeons la présence de représentants politiques, afin qu’ils aient au moins la décence de défendre eux-mêmes les mesures injustes qu’ils tentent d’imposer aux assurés !

La FNATH dénonce une manœuvre qui vise clairement à museler les conseillers et à empêcher l’expression du mécontentement. Nous ne nous laisserons pas faire !

Nous demandons :

  • un délai supplémentaire, afin que le Conseil de la CNAM puisse, à minima, se réunir à la rentrée et mener un débat démocratique digne de ce nom
  • que ces projets soient d’abord débattus dans le cadre du PLFSS, car leur impact est avant tout politique et non technique
  • que ce n’est qu’ensuite qu’un texte réglementaire puisse être soumis aux instances de la CNAM.

Ces projets de décrets auront un impact direct et lourd sur les assurés sociaux, en particulier les plus fragiles. Ils ne peuvent être adoptés à la hâte pendant l’été, dans le mépris du débat public et du dialogue social.

La FNATH appelle donc solennellement le gouvernement à revoir sa méthode et à respecter le fonctionnement démocratique de nos institutions sociales.

Baisse des indemnités journalières : une mesure injuste et dangereuse pour les travailleurs

 

En ce premier avril nous dénonçons l’entrée en vigueur de la réduction de l’indemnisation des congés maladie à compter de ce jour. Cette mesure d’austérité, visant à économiser 600 millions d’euros sur le dos des salariés malades, constitue une atteinte inacceptable aux droits des travailleurs les plus fragiles.

À partir d’aujourd’hui, le plafond de calcul des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie passe de 1,8 à 1,4 Smic. En conséquence, l’indemnité maximale journalière chute de 53,31€ à 41,47€ brut. Cette réduction impactera directement les salariés dont le salaire dépasse 1,4 Smic.

Si le gouvernement tente de minimiser les effets de cette réforme en invoquant la couverture des régimes de prévoyance, il oublie que de nombreux travailleurs en sont exclus. Les intérimaires, saisonniers, salariés en contrat court, etc seront les premières victimes de cette réforme, contraints de supporter seuls cette diminution de revenus en cas de maladie.

Par ailleurs, cette réforme reporte une charge supplémentaire sur les organismes de prévoyance, qui devront augmenter leurs cotisations. À terme, ce sont tous les salariés qui subiront une hausse de leurs prélèvements pour compenser le désengagement de l’Assurance maladie.

La FNATH rappelle que la maladie n’est pas un choix et que sanctionner financièrement les travailleurs en arrêt médical constitue une entrave inacceptable à leur droit à la santé. Après la réforme du calcul de l’invalidité cette réforme constitue une autre mesure punitive infligée aux plus fragiles. Nous demandons au gouvernement de cesser ces décisions iniques et de mettre en place une véritable politique de protection sociale qui ne sacrifie pas les plus vulnérables sur l’autel des économies budgétaires.

Le Gouvernement prévoit de réduire de plus de 20% les IJSS déjà plafonnées en cas de maladie !

Alors que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 est en cours de discussion devant le Parlement, le Gouvernement s’apprête à publier, sans attendre, un décret visant à diminuer les indemnités journalières maximales en cas d’arrêt maladie.

De 53,31 € à 41,47 €

Plus concrètement, l’indemnité journalière maladie maximale passera de 53,31 € à 41,47 € pour les arrêts débutant à compter du 1er janvier 2025, soit une diminution de 11,84 € par jour d’arrêt, qui représente un coup de ciseaux de plus de 20 %.

Il faut rappeler pourtant que les cotisations sociales portent sur la totalité de la rémunération perçue par le salarié assuré. Après le doublement des forfaits et participations financières et la baisse annoncée du ticket modérateur qui font exploser le reste à charge des malades sur leurs dépenses de santé, c’est maintenant le revenu de remplacement des assurés sociaux contraints de s’arrêter pour maladie, qui est pris pour cible. Cet ensemble de mesures va conduite à une augmentation des cotisations des complémentaires santé et des prévoyances complémentaires de salaire.

Un recours des plus riches vers des assurances privées

Ces régressions qui vont pousser les plus aisés vers des assurances privées ont vocation à vider de son sens la sécurité sociale.

C’est inacceptable ! La FNATH s’oppose à cette politique de maitrise comptable pour rétablir les finances de la branche maladie qui consiste à sanctionner les plus vulnérables, alors que rien n’est fait pour réduire la sous-déclarations des maladies professionnelles qui coûtent plus de 3 milliards par an à la branche maladie et que les exonérations de charges au profit des entreprises viennent priver la sécurité sociale de plus de 80 milliards d’euros tous les ans sans aucun résultat pérenne et tangible pour l’emploi !

Les exploitants agricoles enfin libérés de l’imposition des rentes AT/MP !

Aujourd’hui, la FNATH se fait l’écho d’une excellente nouvelle : désormais les exploitants agricoles accidentés du travail (AT) ou victimes de maladie professionnelle (MP) ne seront plus imposés sur leurs rentes AT/MP !

Cela faisait longtemps que la FNATH et PHYTO VICTIMES se mobilisaient afin d’en finir avec une inégalité qui n’avait que trop longtemps durée. En effet les exploitants agricoles étaient les seuls à se voir imposer sur leur rente AT/MP, créant ainsi une disparité de traitement avec les autres victimes AT/MP.

Nous rappelons en effet que les rentes AT/MP sont un droit essentiel des victimes et que ces dernières ont vocation à réparer et compenser les conséquences financières des séquelles constatées par les services médicaux. La défiscalisation des rentes est ainsi une mesure de justice qui vient replacer le régime d’indemnisation des exploitants agricoles au même niveau que celui de toutes les autres victimes d’AT/MP.

Dans la mesure où il est possible pour les victimes concernées de récupérer le trop versé sur les trois dernières années, nous espérons que la MSA leur fournira rapidement les informations nécessaires pour agir auprès de l’administration fiscale.

La FNATH reste mobilisée pour accompagner les exploitants agricoles, et veillera à ce que, comme promis, l’impôt cesse d’être prélevé sur ces rentes dès le mois de décembre 2024.