La FNATH salue les conclusions de l’ANSES et appelle à la création d’un tableau unique de maladie professionnelle pour la BPCO

La FNATH exprime sa satisfaction à la suite de la nouvelle annonce de l’ANSES confirmant l’existence d’un lien avéré entre les expositions professionnelles aux vapeurs, gaz, particules, fumées et le développement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette prise de position va dans le sens de ce que la FNATH demande depuis de nombreuses années : reconnaître pleinement le rôle des expositions professionnelles dans l’apparition de maladies graves, encore largement sous-déclarées et insuffisamment reconnues.

Des tableaux  de maladies professionnelles totalement obsolètes

Les tableaux actuels de maladies professionnelles sont aujourd’hui totalement obsolètes et ce sont les victimes qui en paient directement les conséquences, confrontées à des démarches de reconnaissance complexes, longues et trop souvent vouées à l’échec. Il est indispensable que les maladies professionnelles soient reconnues comme telles et que la sous-déclaration, qui prive les travailleurs de leurs droits, soit enfin combattue de manière déterminée.

Ne pas ignorer les connaissances médicales et scientifiques apportées par l’ANSES

La FNATH appelle fermement les pouvoirs publics à ne pas ignorer les connaissances médicales et scientifiques apportées par l’ANSES. Les preuves sont désormais établies et doivent conduire à des décisions rapides et concrètes. Nous demandons sans délai la création d’un tableau unique de maladie professionnelle pour la BPCO afin de simplifier et sécuriser les démarches de reconnaissance pour les assurés concernés.

La FNATH continuera de se mobiliser aux côtés des victimes pour que les avancées scientifiques se traduisent enfin en progrès sociaux et juridiques. Nous nous tenons à leurs côtés pour faire valoir leurs droits.

Santé au travail : le gouvernement réduit au silence l’accès à la médecine du travail : un nouveau recul de plus pour les travailleurs !

Dans le PLFSS 2026, sans aucune explication dans l’exposé officiel, le gouvernement prépare une nouvelle régression majeure pour les salariés victimes d’accidents ou de maladies liés au travail.

Ce qui change :

  • Pour les maladies professionnelles, l’accès immédiat au médecin du travail avant la reprise disparaît : il faudra désormais au moins 30 jours d’arrêt pour y avoir droit.
  • Pour les accidents du travail, la durée d’arrêt ouvrant droit à une visite de reprise passe de 30 à 90 jours.

Conséquence : moins de visites de reprise, moins de prévention, plus de risques pour la santé des salariés. Le prétexte avancé ? La pénurie de médecins du travail. Une pénurie pourtant créée par des années d’inaction. Plutôt que d’investir et d’attirer de nouveaux professionnels, le gouvernement choisit de fermer l’accès à ceux qui en ont besoin.

Des salariés laissés sans protection.

Cancers, troubles musculo-squelettiques, burn-out… De nombreux travailleurs reprendront désormais leur poste sans avis médical, sans aménagement, sans protection. Qu’adviendra-t-il d’un cariste avec une lombalgie ou d’un salarié atteint d’un cancer en reprise anticipée ?

Cette mesure, loin de favoriser le retour à l’emploi, aggravera les rechutes, les inaptitudes et les licenciements. La FNATH dénonce une décision injuste et dangereuse. Nous exigeons le retrait immédiat de cette disposition qui tourne le dos à la santé au travail et organise sciemment un désert médical pour les millions de travailleurs exposés.

Maladies professionnelles : une enquête qui confirme l’abandon des victimes

La FNATH prend acte des conclusions de l’enquête réalisée par la Cour des comptes auprès des victimes de maladies professionnelles. Cette consultation, loin d’être une surprise, ne fait que confirmer ce que nous dénonçons depuis des années : la prise en charge et l’accompagnement des victimes de maladies professionnelles restent défaillants, injustes et indignes.

Des travailleurs jamais informés des risques leur activité professionnelle pour leur santé

Il est inacceptable que 78 % des travailleurs déclarent n’avoir jamais été informés des risques pour leur santé liés à leur activité professionnelle. Comment prétendre réduire la sinistralité au travail sans une véritable politique de prévention ? Tant que la prévention sera la grande oubliée, les victimes continueront de découvrir bien trop tard le lien entre leurs symptômes et leur travail : dans près de 40 % des cas, ce lien n’est établi qu’au moins un an après les premiers signes de la maladie.

Complexité et longueur des démarches de reconnaissance

L’enquête met également en lumière la complexité et la longueur insupportable des démarches de reconnaissance, sources de renoncement pour de nombreuses victimes. Ces obstacles sont d’autant plus choquants que les employeurs, qui devraient être des acteurs essentiels de cette prévention et de cet accompagnement, se défaussent massivement de leurs responsabilités ! Seuls 8 % apportent une aide aux victimes dans leurs démarches, quand près de la moitié restent totalement absents et que certains vont jusqu’à contester ou empêcher la déclaration.

La FNATH appelle solennellement les employeurs à assumer enfin leurs obligations et les pouvoirs publics à renforcer la prévention, l’information et l’accompagnement des victimes. Il est temps de mettre un terme à ce système qui, au lieu de protéger les travailleurs, les isole et les fragilise davantage. La FNATH reste aux côtés des victimes de maladies professionnelles pour les informer, les défendre et les accompagner dans leurs démarches. Elles ont des droits qu’il est essentiel de faire valoir, et nous continuerons de nous battre pour qu’ils soient respectés.

Voir le document : La reconnaissance des maladies professionnelles | Cour des comptes

Suicides chez Orange : le passé se répète

Depuis 2023, près de 30 salariés d’Orange ont mis fin à leurs jours ou tenté de le faire. Rien que cet automne 2024, quatre suicides ont été recensés. Ces chiffres, glaçants, rappellent tragiquement la crise de 2008-2009 qui avait coûté la vie à 35 salariés de l’ex-France Télécom.

Quinze ans plus tard, les mêmes mécanismes destructeurs semblent à l’œuvre : réorganisations brutales, suppressions de postes, perte de sens au travail et surcharge chronique.

Les syndicats et les associations tirent la sonnette d’alarme et dénoncent une nouvelle crise sociale meurtrière. Le Comité national de prévention du stress (CNPS) a récemment révélé une dégradation inquiétante des indicateurs psychosociaux chez Orange, confirmant l’ampleur du mal-être.

La FNATH déplore l’inaction de la direction d’Orange, qui semble n’avoir rien appris, ou rien voulu apprendre des drames passés et des décisions judiciaires rendues. Malgré les alertes, les restructurations se poursuivent, les suppressions de postes s’enchaînent, et les dispositifs de prévention restent insuffisants. Cette attitude est inacceptable et inexcusable.​

La FNATH appelle les autorités publiques à intervenir sans délai pour mettre fin à cette spirale de souffrance. Nous nous tiendrons, comme toujours, aux côtés des salariés en détresse, ainsi que des familles des victimes.  La FNATH aidera toujours les travailleurs à faire valoir leurs droits et contribuera au soutien qu’ils méritent !

Mineurs malades : l’État doit cesser de fuir ses responsabilités

Le constat est accablant : seulement 2773 maladies professionnelles liées à l’amiante reconnues en 7 ans, alors que le surrisque est criant : 94 fois supérieur pour la silicose, 15 fois pour l’amiante, 40 fois pour les cancers du rein… Et malgré cela, l’État nie, conteste, ralentit, méprise !

Depuis plusieurs mois, la FNATH travaille en étroite collaboration avec les organisations syndicales et d’autres associations de victimes du travail pour dénoncer une injustice criante : le traitement indigne réservé aux anciens mineurs atteints de maladies professionnelles. Ce mercredi matin, nous avons participé à une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil pour tirer la sonnette d’alarme !

Depuis toujours, la FNATH se bat pour une meilleure reconnaissance et indemnisation des victimes d’accidents et de maladies professionnelles. Le cas des anciens mineurs illustre avec brutalité l’injustice persistante que nous dénonçons : les services de l’État multiplient les obstacles administratifs et judiciaires, refusant de reconnaître les expositions massives à l’amiante, à la silice cristalline et à d’autres substances cancérogènes subies dans les mines.

Le constat est accablant : seulement 2773 maladies professionnelles liées à l’amiante reconnues en 7 ans, alors que le surrisque est criant : 94 fois supérieur pour la silicose, 15 fois pour l’amiante, 40 fois pour les cancers du rein… Et malgré cela, l’État nie, conteste, ralentit, méprise !

Ainsi, nous dénonçons le refus persistant de l’État de reconnaître les expositions professionnelles des anciens mineurs à des substances toxiques pourtant largement documentées, ainsi que les manœuvres systématiques pour retarder ou empêcher la reconnaissance des maladies et des fautes inexcusables !

Nous exigeons la reconnaissance pleine et entière de ces expositions, la fin des blocages administratifs et judiciaires, et un engagement clair des services de l’État à respecter les droits des victimes et de leurs familles.

Il est temps que l’État reconnaisse enfin ce qu’il leur doit ! La FNATH est aux côtés, comme elle le fait depuis plus de cent ans, des victimes ou leurs familles pour faire valoir leurs droits.

La FNATH auprès des pompiers pour mieux tracer leurs expositions aux substances nocives

La FNATH, association des accidentés de la vie, se réjouit de la récente décision prise par le directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crises, Julien Marion, concernant l’obligation pour les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) de tracer systématiquement toutes les expositions professionnelles nocives à la santé des pompiers professionnels, volontaires et des personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS).

Cette nouvelle mesure, officialisée par une circulaire et des instructions publiées début févier, constitue une avancée majeure pour la protection de la santé des pompiers, à la fois dans le cadre de leurs missions de secours mais également en termes de prévention des risques professionnels.

Depuis plus de 100 ans, la FNATH accompagne, soutient et défend les droits des victimes d’accidents de la vie, notamment celles et ceux confrontés aux conséquences des risques professionnels. Dans ce contexte, notre association se positionne comme un acteur de premier plan pour accompagner les pompiers dans la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation, mais également pour les représenter auprès des institutions publiques.

En tant qu’experte en matière de droits des victimes d’accidents et de maladies professionnelles, la FNATH met à disposition des pompiers son savoir-faire et son expertise pour les aider à faire face à cette nouvelle obligation de traçabilité des expositions. L’association offre un accompagnement personnalisé pour :

  • Conseiller et orienter les pompiers dans leurs démarches administratives et médicales.
  • Représenter et défendre leurs intérêts en cas de difficultés liées à la reconnaissance de leur statut de victime d’accident du travail ou de maladie professionnelle.
  • Informer sur les droits et les aides auxquels les pompiers peuvent prétendre dans le cadre de cette nouvelle réglementation.

La FNATH rappelle son rôle clé dans la défense des droits des pompiers, qu’ils soient professionnels, volontaires ou PATS, en leur offrant un soutien complet et un accompagnement juridique adapté à chaque situation.

Pour toute demande d’information, d’accompagnement ou de prise en charge, les pompiers et leurs familles peuvent contacter la FNATH : communication@fnath.com