Cette fois, aucun membre du Gouvernement, aucun parlementaire ne pourra prétendre que l’on ne savait pas…
Il est accablant de constater que l’article 5 de la Charte de l’environnement de 2004, pourtant intégrée au bloc de constitutionnalité et consacrant le principe de précaution, est aujourd’hui piétiné sous la pression des lobbies.
Manifestement, le Gouvernement et ces parlementaires n’ont rien appris de l’histoire, notamment des quelque 200 000 morts du scandale de l’amiante ou encore de l’empoisonnement durable d’une île entière, de ses habitants comme de ses écosystèmes.
Mêmes dénégations face aux travaux des scientifiques
Une fois encore, nous retrouvons les mêmes dénégations face aux travaux des scientifiques, les mêmes explications vaseuses sur un prétendu régime dérogatoire, les mêmes arguments pseudo-économiques et, surtout, nous retrouverons la même lâcheté et le même refus d’assumer les responsabilités morales, juridiques et politiques lorsque les populations viendront réclamer justice.
Depuis des décennies, la FNATH se bat devant les tribunaux pour faire reconnaître les droits des victimes exposées à ces substances mortelles ou susceptibles de porter une atteinte grave et irréversible à la santé.
Elle défend les exploitants agricoles, les ouvriers agricoles, leurs familles et leurs enfants, mais également les populations vivant à proximité des zones d’épandage.
Ce vote constitue une nouvelle illustration d’une République des lobbies qui préfère exposer les populations à un risque connu plutôt que de les protéger face au danger.
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