Doublement du plafond de la participation forfaitaire et des franchises médicales. La FNATH a voté CONTRE !
Aujourd’hui, la FNATH a voté CONTRE, au Conseil de la Cnam, qui était consultée pour avis sur le doublement du plafond de la participation forfaitaire et des franchises médicales, ainsi que sur la baisse massive du remboursement des médicaments et des dispositifs médicaux.
C’est deux milliards d’euros supplémentaires que les assurés sociaux auront à payer de leur poche, que ce soit directement ou par le biais d’une augmentation du prix de leur mutuelle.
Le motif avancé est de réduire le déficit de l’assurance maladie. Or, tous les ans c’est plus de 3 milliards d’euros que la branche maladie supporte en lieu et place de la branche accident du travail et maladies professionnelles (Les employeurs) au titre de la sous déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Une fois encore l’addition est présentée aux seuls malades et accidentés du travail.
La maladie ou l’accident du travail est devenu pour ce Gouvernement un fait générateur pour cette nouvelle taxe qui n’a pas cessé d’augmenter depuis sa création. Plus on est malade, plus on doit payer.
Le second paquet de mesures inacceptables s’attaque précisément aux victimes d’un accident du travail ou souffrant d’une maladie professionnelle. Alors que ces travailleurs ne sont pas responsables de leur accident du travail ou de leur maladie professionnelle, il a été décidé de baisser le montant de leurs indemnités journalières en imposant un plafond à 1,8 Smic, soit une baisse exorbitante de 1 à 2 points.
La FNATH considère scandaleux que des personnes qui ont perdu leur santé à travailler et à contribuer à la richesse nationale soient sacrifiées sur l’autel de la rigueur budgétaire alors que les entreprises sont encore épargnées avec plus 80 milliards par an d’exonération de cotisations sociales.
Alors que la DRESS a démontré que la rente versée aux accidentés du travail (incapacité définitive) pour les personnes handicapées après un AT-MP ne permettait pas de retrouver un niveau de revenu identique avant l’accident, le Gouvernement s’attaque désormais aux IJSS (incapacité temporaire) en dégradant leur pouvoir d’achat et le niveau d’indemnisation pendant l’arrêt de travail.
La FNATH rappelle que les accidentés du travail sont les seules victimes en France à être traité ainsi alors qu’il s’agit d’un régime d’indemnisation des préjudices subis.
La sécurité sociale devient désormais une machine à exclure et à conduire les accidentés du travail vers plus de précarité sociale et de pauvreté.
La FNATH demande instamment au Gouvernement de renoncer à ces projets qui constituent une atteinte majeure à notre système de protection sociale.