Une conviction : les victimes ne sont pas un coût

Depuis trop longtemps, les prestations en espèces (indemnités journalières, pensions d’invalidité, rentes accidents du travail) sont les grandes oubliées des politiques publiques.

Pourtant, derrière chaque arrêt de travail de longue durée, chaque accident ou chaque maladie professionnelle ou non, il y a une personne, une famille, un risque de basculer dans la pauvreté.

La FNATH refuse que les victimes soient regardées uniquement à travers le prisme des économies budgétaires.

Protéger les personnes doit rester la priorité.

Nos combats :

Garantir une santé accessible à toutes et tous

Une politique de prévention n’a de sens que si personne n’en est exclu.

Aujourd’hui encore, les personnes en situation de handicap rencontrent trop d’obstacles pour accéder aux soins et aux outils numériques de l’Assurance maladie.

La FNATH demande :

  • une accessibilité universelle de tous les dispositifs de prévention ;
  • la consultation systématique du CNCPH lors de leur conception ;
  • une prévention pensée dès le départ pour toutes les personnes, sans exception.

Arrêter de travailler en silos

Les maladies professionnelles, les troubles musculosquelettiques, les risques psychosociaux ou encore les cancers liés au travail ne peuvent plus être traités séparément.

La FNATH appelle à une véritable politique commune entre les différentes branches de la Sécurité sociale.

Prévenir efficacement, c’est agir ensemble.

Faire enfin reconnaître les maladies professionnelles

Des centaines de milliers de maladies professionnelles échappent encore à toute reconnaissance.

Cette sous-déclaration :

  • prive les victimes de leurs droits ;
  • fausse les statistiques ;
  • empêche une véritable politique de prévention ;
  • reporte injustement les dépenses sur la branche maladie.

La FNATH demande que cette réalité cesse d’être ignorée et qu’un débat annuel transparent soit organisé sur cette question.

Des indemnités qui protègent réellement

Aujourd’hui, beaucoup de victimes voient leurs revenus s’effondrer après un accident, une maladie ou une invalidité.

Pour la FNATH, ce n’est pas acceptable.

Les indemnités journalières, les pensions d’invalidité et les rentes doivent permettre de vivre dignement.

La Sécurité sociale n’a pas été créée pour fabriquer de nouveaux pauvres.

Prévenir la désinsertion professionnelle

Chaque année, près de 130 000 salariés sont licenciés pour inaptitude.

Derrière ce chiffre se cachent des vies brisées.

La FNATH réclame :

  • davantage de moyens pour prévenir la désinsertion professionnelle ;
  • une meilleure coordination entre médecin traitant, médecin du travail et médecin conseil ;
  • une véritable prise en compte de la pénibilité et du vieillissement au travail.

Défendre le modèle solidaire de la Sécurité sociale

La FNATH alerte contre une évolution préoccupante :

La Sécurité sociale glisse progressivement vers une logique d’aide sociale, où les droits dépendent de plus en plus des ressources.

Cette évolution remet en cause son principe fondateur :

Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

C’est ce pacte de solidarité que la FNATH entend défendre.

Ce que la FNATH porte

Parce que les victimes connaissent la réalité du terrain, la FNATH agit chaque jour pour :

  • faire reconnaître les droits des victimes ;
  • lutter contre la pauvreté liée à la maladie, au handicap et aux accidents du travail ;
  • améliorer la prévention ;
  • obtenir une juste indemnisation ;
  • défendre une Sécurité sociale plus juste, plus protectrice et plus humaine.

Notre message aux décideurs

Les dépenses sociales ne sont pas un problème.

Le véritable problème, c’est l’absence de prévention, la sous-reconnaissance des maladies professionnelles et l’insuffisance de la protection offerte aux victimes.

Investir dans la prévention, reconnaître les droits et garantir un revenu digne ne sont pas des charges.

Ce sont des choix de société.

La FNATH continuera à porter cette exigence auprès des pouvoirs publics.

Parce que derrière chaque dossier, il y a une personne. Parce que derrière chaque droit, il y a une dignité à préserver.