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Grève de la faim à Montpellier (29/06/2009)

Il y a quelques jours, le site de la FNATH avait relayé l’information selon laquelle un assuré, Monsieur Guy Juan, s’était mis en grève de la faim. La Caisse primaire d’assurance Maladie (CPAM) de Montpellier a souhaité nous adresser les précisions suivantes concernant la situation de cette personne.
Cet assuré a été victime d’une lombalgie dans le cadre de son activité professionnelle qui lui a permis de bénéficier d’une longue période d’indemnisation au titre de l’Assurance Accident du Travail. Le Service Médical a constaté que son état ne justifiait plus aujourd’hui cette prise en charge comme accidenté du travail mais a donné son accord pour le versement d’indemnités journalières au titre de l’Assurance Maladie. Cet avis a été confirmé par un expert indépendant.
Cet assuré a aujourd’hui la possibilité de s’inscrire comme demandeur d’emploi aux ASSEDIC et de percevoir l’indemnité correspondant à sa situation de demandeur d’emploi, indemnité plus importante que celle qu’il perçoit aujourd’hui au titre de l’Assurance Maladie.
 
Par ailleurs devant l’orientation prise par la MDPH à son égard, il a la possibilité de bénéficier d’un dispositif de reconversion professionnelle. Il est accompagné dans toutes ses démarches par le service social de la CPAM. Afin de compenser la perte de revenus subis, la CPAM a décidé, par l’intermédiaire de sa Commission d’Action Sanitaire et Sociale, de lui attribuer un secours exceptionnel d’un montant substantiel.
 
 
Malgré toutes les actions engagées, la situation n’évolue pas. En effet, cet assuré :
-          continue à vouloir être considéré comme un accidenté du travail bien que médicalement son état ne justifie plus cette prise en charge afin de continuer à percevoir des indemnités journalières majorées par rapport à celles versées au titre de l’Assurance Maladie,
-          et de fait, ne s’inscrit pas dans un processus de reconversion professionnelle en refusant de s’inscrire comme demandeur d’emploi, ce qui lui permettrait de faire valoir ses droits à l’assurance chômage et de bénéficier d’une formation de réinsertion professionnelle rémunérée.
 
Toutes les propositions et aides possibles au niveau de la CPAM ont donc été mises en place, sans aboutir. Désormais la situation ne relève plus de la CPAM. La CPAM reste pour autant soucieuse de l’état de santé de cet assuré et prend au sérieux cette action, même si elle ne peut consentir à maintenir une indemnisation qui n’est plus justifiée médicalement.
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